Mis en avant

Un mois avant le départ

VOYAGER : c’est vivre

Bonjour à tous !

Dans un peu moins d’un mois, je pars pour Taïwan ! \o/

On m’a suggéré de tenir un blog de voyage et je trouve que c’est une très bonne idée ! Ça me permet de vous donner des nouvelles facilement, agrémentées de jolies photos et de trucs utiles ! 🙂

Je commence par un premier article, dédié à la préparation du voyage !

Et tout d’abord, un rappel de ma date de départ : je pars le 15 décembre 2019 à l’aéroport Charles de Gaulle à 12h55 et j’arrive à Taipei le 16 décembre à 10h25 heure locale (soit 7 heures de décalage avec Paris). Je passe par l’aéroport de Fuzhou en Chine pour faire une escale, qui j’espère, se fera sans problème car je n’aurai que 1h40 pour prendre mon autre vol.

La durée de vol sera de 12h50 en tout ! TRANQUILOU.

J’ai déjà préparé des photos à emmener (comme vous pouvez voir sur la photo) pour me sentir moins seule quand j’arriverai à l’auberge de jeunesse. Je les collerai partout autour de moi !!

Pour le moment, j’ai mon VISA Vacances-Travail et je suis en train de faire une demande de permis international.

Pour la partie un peu pratique et pour ceux que ça intéresse : il est relativement rapide et facile d’obtenir un VISA Vacances-Travail à Taïwan. La durée de préparation du VISA (rendez-vous médicaux, formulaires, casier judiciaire, certificat d’assurance, réservation d’un billet d’avion aller-retour,etc) est d’environ 2 à 4 semaines. Le plus long est de remplir le formulaire pour le médecin car il faut faire une radio de poumons et des vaccins. Une fois que tous les documents sont rassemblés, il suffit d’aller au « bureau de Représentation de Taipei en France », situé tout près du musée d’Orsay, de passer un entretien (oui, ça ressemble à un entretien d’embauche!^^), et de conserver précieusement le reçu qui nous est remis. Ensuite, on peut récupérer le VISA en moins d’une semaine !

Les frais de VISA s’élèvent à 86 euros, sans compter toutes les dépenses médicales.

En ce qui concerne le permis international, même si je ne compte pas conduire sur place, on m’a conseillé de l’avoir si jamais je veux utiliser un scooter pour découvrir certaines régions de Taïwan. 🙂

Pourquoi Taïwan ?

Pourquoi cette petite île toute proche de la Chine, à peu près à la même hauteur que le Mexique, et 17 fois plus petite que la France ?

C’est d’abord son histoire qui m’a captivée… Comme je travaillais en tant que professeure dans une école de FLE (français langue étrangère) dans un quartier asiatique de Paris, j’ai rencontré des taïwanais parmi mes étudiants et collègues. Une collègue notamment, m’a parlé de son pays d’origine. Elle m’a expliqué qu’elle ne savait pas bien si elle était taïwanaise, chinoise ou si elle était née en République de Chine, comme l’indique son passeport. Pour nous, Taïwan est un pays indépendant, mais pour eux, c’est plus compliqué. Conquis par le Japon avant la première guerre mondiale, ils sont ensuite rendus aux mains de la Chine en 1945 car le Japon a perdu la guerre. La Chine de l’époque était appelée « République de Chine ». Or, en 1950, le communisme s’impose en Chine et l’ancien gouvernement fuit et se réfugie à Taïwan. C’est un gouvernement autoritaire qui dirige alors. La démocratisation du pays démarre seulement dans les années 70; et dans les années 90, différents partis et des élections sont mis en place. Depuis se pose la question de l’indépendance à Taïwan… mais ce n’est pas encore gagné du tout !

Les 3 générations (petits-enfants, parents, grands-parents) qui se côtoient à Taïwan n’ont pas du tout vécu les mêmes choses : la génération des grands-parents s’est rebellée contre un gouvernement autoritaire chinois pour ensuite être réduite au silence par le sang, la génération des parents a vécu une grande partie sous la loi martiale avec très peu de libertés, et enfin la génération des petits-enfants a connu la démocratisation et désire l’indépendance.

L’identité taïwanaise est donc complexe et continue de se chercher. Ma collègue m’avait dit : « j’aime bien la France car votre identité est claire et votre Histoire est très longue. » Et moi ça m’a donné envie, à l’inverse, de découvrir son pays mystérieux !

Il se trouve qu’ensuite, de nombreux éléments ont approuvé mon choix : les taïwanais sont connus pour être des gens extrêmement gentils, généreux et soucieux d’aider ; Taïwan est un des pays les plus écolos d’Asie ; il y a pleeeeiins de magnifiques randonnées à faire ; la nourriture est délicieuse et pas cher ; avoir un point d’appui à Taïwan me permet de visiter d’autres pays d’Asie comme le Japon ou la Corée ; la capitale, Taipei, est ultra moderne et ressemble à Tokyo ou Singapour dans mon imaginaire (mon imaginaire est particulièrement pauvre car je ne suis jamais allée en Asie).

Comment je vais (essayer) de gérer ce blog ?

Je voudrais que vous puissiez suivre mes expériences. Je ne sais pas encore à quel rythme je publierai des articles, mais ce sera sûrement 1 fois toutes les deux semaines. 🙂

Je mettrai des photos à chaque fois et j’essayerai de vous emmener un peu avec moi dans ce voyage ! Je raconterai les difficultés et les réussites, les rencontres et les découvertes.

Je serai joignable sur Whatsapp (Taïwan ce n’est pas la Chine !! Il y a Whatsapp et Facebook !!) et je serai heureuse d’avoir de vos nouvelles à tout moment (même si avec le décalage, je recevrai peut-être vos messages pendant la nuit !^^).

Vous pouvez me demander si vous voulez que je parle de choses en particulier dans ce blog ! 🙂 N’hésitez pas à me dire en commentaire ou par message ! 😉

A bientôt !

[ Cet article est le tout premier que je publie sur mon blog. Je viens juste de lui donner vie, restez à l’affût pour la suite. Abonnez-vous ci-après pour rester informé des mises à jour. ]

Derniers jours et bilan

Je suis en France pour écrire ce dernier article sur mon voyage à Taïwan. Les derniers jours que j’ai passé à Taipei ont été très riches en amitié. Je me sentais parfois un peu nostalgique, je me laissais repenser à toutes les journées que j’ai passé là-bas.

Samedi soir et dimanche soir, j’ai accueilli Kynsia à dormir chez moi et nous avons passé des moments de grande complicité ! Elle partait ensuite en avion pour les Philippines et continuait son voyage en Asie avec son backpack.

Et mardi j’ai passé toute la journée avec Julie. Elle est restée avec moi jusqu’au bout et m’a aidé dans le ménage et le portage de valise. C’était vraiment génial ! Nous nous sommes faites masser toutes les deux, puis nous avons mangé des spécialités taïwanaises et nous avons marché et fait du shopping dans Hua Shan.

Les sources chaudes

Samedi je suis allée aux sources chaudes de Beitou, au nord de Taipei (on peut y aller en métro). Il y avait plusieurs choses à voir : musée, bibliothèque, bassins de baignade à 40 NT (1,20€), sources.

Ce sont les japonais qui introduisent les bains public à partir de 1986. Ils s’y baignaient nus, tandis qu’aujourd’hui on s’y baigne en maillot de bain. Avant 1945, la plupart des bains de source chaude étaient privés et réservés aux riches hommes d’affaires ainsi qu’aux militaires gradés. À la fin de la Seconde Guerre Mondiale, les pilotes kamikazes venaient aussi y profiter de leurs derniers jours sur terre. Les établissements de sources chaudes et hôtels accueillaient leurs hôtes avec des soirées aux boissons alcoolisées, des somptueux banquets, et des Geisha chantant des musiques de style Nakashi (un style musical traditionnel et populaire au Japon et à Taïwan).

Je m’y suis baigné et j’ai trouvé la sensation agréable d’être dans du chaud naturel. Mais on était tous un peu collés les uns aux autres et je n’avais pas envie d’y rester trop longtemps ! ^^

Dîner entres amis

Dimanche, j’ai donné pour la dernière fois un cours de français à Huai-Ya le matin. Le soir, j’accueillais des amis pour faire une sorte de pot de départ. Julie est arrivée plus tôt et nous avons un peu préparé. J’avais acheté des trucs à réchauffer rapidement.

Ce fut un dîner riche en belles discussions et bienveillance ! J’ai beaucoup aimé ! De gauche à droite (sans me compter) : Kynsia, Jeff, Julen, Julie, Gautier.

Vider la chambre

Lundi, je me suis attelée à faire mes valises. J’ai aussi vu Mario le midi pour lui dire au revoir (il n’avait pas pu venir la veille). Le soir, j’ai été manger à Pizza Hut et je suis passée une dernière fois au magasin type papeterie que j’aimais tant (le 9×9) à la station Dingxi. J’y ai acheté quelques souvenirs.

Dernier jour

Mardi je me suis levée tôt pour pouvoir profiter un maximum de ma dernière journée !

Il faisait très beau et très chaud (au moins 30 degrés). Je suis retournée dans le premier quartier où j’ai habité quand je suis arrivée la premier semaine : le quartier de la tour 101. J’ai été à l’endroit où j’ai dansé pendant la soirée du nouvel an, je suis entrée par hasard dans un musée, je me suis baladée dans la rue de mon auberge de jeunesse.

J’ai pu comparer les impressions que j’avais eu le premier jour et les impressions que j’avais là, deux mois et demi après. Tout ce qu’il y avait autour de moi (les gens, les bâtiments, les odeurs), me semblaient maintenant habituels. C’était devenu chez moi. Je me suis dit qu’on pouvait vraiment s’adapter à tout, assez vite.

La classe de conduire un scooter avec des chaussures à talons ! 😀

Après ça, j’ai attendu Julie au métro Xinyi Anhe, pour qu’on aille ensemble au lieu de massage. J’ai été un peu déçue en étant sur place car le massage de dos n’était pas allongé mais assis cette fois-ci. Et c’était vraiment douloureux sur les jambes du fait que j’avais beaucoup marché ces derniers jours.

Nous sommes ensuite allées manger dans le marché de jour pas loin.

Il y avait un petit cafard par terre dans le restau, et apparemment en été les rues sont remplies de cafards partout ! ^^

Nous avons ensuite été à Hua Shan, le « creative park ».

Et enfin, nous sommes revenues chez moi. J’ai donné à Julie quelques produits alimentaires que je ne finirai pas et quelques ustensiles que je ne pourrai pas ramener. Puis la soirée a vite passé entre ménage, dîner et derniers préparatifs.

J’ai dit au revoir à mon coloc allemand, qui aura deux nouveaux colocataires car ma coloc israélienne part aussi. Et puis je suis allée avec Julie direction l’aéroport.

Retour en France

J’avais réservé un vol direct avec la compagnie Air France. Qui dit vol direct, dit 13h de trajet d’un coup. Dans l’avion j’ai regardé les films Jojo Rabbit et Parasite en entier, et j’ai commencé à regarder d’autres films sans les finir car je n’étais pas fan : Camille, Si je reste, Un beau soleil intérieur. J’ai beaucoup beaucoup aimé Jojo Rabbit !

C’est assez bizarre la sensation qu’on a après 10h dans un avion où il fait nuit. On regarde les autres passagers, sans leur parler, on se dégourdit les membres en essayant de bouger tant bien que mal, on tente de dormir un peu, ou d’écouter de la musique. Il semble que l’on soit rentré dans une autre dimension, qui nous rend presque fou.

7h15, mercredi : atterrissage à Charles de Gaulle. Il neige à gros flocons et fait 2 degrés. Je ressens bien le changement de pays !

Depuis mercredi, j’ai retrouvé la joie du goût de la baguette, du fromage, de la crêpe, des légumes. Hmmmmm !!!! Je m’émerveille devant plein de choses !!

Hier j’ai été une journée à Deauville-Trouville en faisant l’aller-retour de Saint-Lazare (seulement 30 euros). J’ai observé le paysage avec des grands yeux de joie, un carnet d’écriture, et mon fidèle appareil photo. J’adore la Normandie !

Voilà qui change de Taïwan !

Bilan

Cela fait plusieurs jours que je réfléchis au bilan que je veux écrire sur mon voyage.

Je veux tout d’abord parlé des taïwanais : ce sont des gens calmes, ouverts, prêts à aider. Ils aiment rester en groupe et ils sont fiers de leur nourriture et de leur culture. Je n’ai pas été dans d’autres pays d’Asie mais j’ai rencontré des gens qui ont pu comparer et ils m’ont presque tous dit que Taïwan était le pays dans lequel ils se voyaient le mieux vivre et dans lequel ils se sentaient le mieux intégré.

Les 3 choses que j’ai le plus aimé : le monastère de Fo Guang Shan, le singe dans les gorges de Taroko, et le téléphérique pour aller à Maokong.

Mes regrets : ne pas avoir pris de scooter et ne pas avoir testé le tofu puant (stinky tofu).

Ce qui m’a frappé : je ne me suis JAMAIS sentie seule à Taipei, et je me suis TOUJOURS sentie en sécurité.

Enfin, hier pendant que j’étais à Trouville j’ai écrit des mots que je voulais mettre dans ce dernier article de blog :

Partir vivre dans un nouveau pays apprend énormément sur soi-même. En étant dans une situation d’inconfort dans un premier temps, on va chercher à aller vers ce qui nous fait du bien, et on va tomber sur des gens qui nous ressemblent : qui ont eux aussi le goût de l’aventure et l’esprit indépendant. Les rencontres apportent énormément. C’est le bonheur de savoir que des gens nous rendent profondément heureux dans ce grand monde. On sait que l’on n’est plus seul, que l’on peut aller vers le chemin qui nous plait. Voyager nous met aussi à l’épreuve de la différence. Mais on fait avec, et on se rend compte qu’on est capable de faire face à beaucoup de choses. On se fait davantage confiance. Et je me suis souvent rendue compte à quel point c’était facile aujourd’hui de voyager n’importe où. Grâce à Google Map ou Google Translate. J’ai rencontré des femmes qui voyagent seules dans l’Asie avec leur backpack, des amis qui partent ensemble faire plusieurs pays d’Asie en seulement 2 mois. Rien ne peut arrêter les voyageurs avec les moyens actuels. L’avion n’est pas cher, l’auberge de jeunesse ou l’hôtel peut être réservé au dernier moment sur internet, le train pris à la dernière minute dans la gare.

Je crois que j’ai eu envie de vous faire voyager vous aussi à travers ce blog. Et de vous donner le courage de le faire si vous en avez envie et que vous hésitez.

Je vous remercie d’avoir suivi mes aventures ! C’était vraiment un plaisir d’écrire ce blog ! Cela m’a permis de mettre quelque part tous mes souvenirs et de pouvoir toujours aller de l’avant sans revenir vers le passé. C’est tellement important de partager et d’écrire sur nos expériences enrichissantes de vie je trouve !

Je vous envoie toute la joie du monde ! ❤

A bientôt !

Kaohsiung et Tainan

Mon aventure approche à sa fin… Mardi soir prochain je rentrerai en France et j’arriverai mercredi matin. Pour finir ce beau voyage à Taïwan, je suis allée dans deux villes du sud : Kaohsiung et Tainan. Je suis restée à Kaohsiung de lundi à mercredi, et à Tainan de mercredi à vendredi.

Kaohsiung

Avant d’aller dans cette ville, j’avais un a priori : on m’avait dit que c’était une sorte de mini-Taipei. Et après y être passée, je ne peux que confirmer cet à priori. Il y a à peu près les mêmes bâtiments, la même ambiance de ville active, le même métro.

Les différences essentielles que j’ai constaté par rapport à Taipei sont :

  • Le port de Kaohsiung dans le centre-ville
  • Le centre d’art Pier 2 avec plusieurs bâtiments d’expositions, des murs peints et des sculptures
  • Une balade très sympa le long du fleuve

Le port n’était pas spécialement beau à voir. Très industriel.

Sur ce dernier mur, on retrouve tous les signes du zodiaque chinois !

Le centre d’art Pier 2 est un vrai musée en plein air !

et enfin voici des photos de la balade le long de la « Rivière Amour » (nom du fleuve) :

Ce que l’on peut aussi voir à Kaohsiung, c’est :

La station du métro Formosa Boulevard (mon guide touristique affirme que cette station a « été élue plus belle station de métro au monde par des internautes ») (tout cela me semble bien louche… qui sont ces internautes ? certes elle est belle, mais franchement, à part le joli dôme, sinon elle est juste très moderne et très sobre…)

Bon je n’ai pris que des photos du joli dôme alors c’est vrai que c’est un peu impressionnant… ^^

et à voir aussi : Le Lotus Pond (lac du lotus)

Sinon, à une demi-heure en bus de Kaohsiung, en partant de la gare des trains grande vitesse (Zuoying), on peut payer 5€ l’aller-retour pour aller voir le temple et monastère de Fo Guang Shan. C’est là aussi où se trouve le musée de Bouddha.

J’y ai passé toute la journée du mardi. C’était magique. J’ai fait la rencontre d’une moine qui m’a proposé de manger le midi dans leur cantine. J’ai donc mangé en silence, dans une immense salle remplie de moines et de volontaires étrangers. Il y avait des règles à suivre, et tout le monde chantait en signe de reconnaissance pour la nourriture avant et après le repas. C’était une grande expérience !

Ensuite, j’ai rencontré une étudiante bouddhiste de 40 ans. Son nom taïwanais est Yi Ling mais son nom français est Apolline !! Elle a vécu 15 ans à Lyon et nous n’avons parlé qu’en français. Elle m’a expliqué comment elle en était venu à la religion bouddhiste et l’histoire du monastère de Fo Guang Shan. J’ai découvert que le monastère était très récent (il date de 50 ans) et que c’est le moine Xing Yun qui l’a fondé. Il a aujourd’hui 94 ans. Les monastères Fo Guang Shan sont présents maintenant partout dans le monde. Il y en a un près de Paris !

Après ça, j’ai fait de la calligraphie, j’ai visité un musée, je me suis assise dans une salle de méditation, et j’ai été voir l’université de moines bouddhistes pour les filles.

Et puis j’ai rencontré par hasard Kynsia, la québécoise que j’avais vue au Sun Moon Lake ! Nous avons décidé de faire le retour ensemble et de marcher autour du Lotus Pond toutes les deux.

C’était une très riche journée ! Pleine d’émotions et de belles rencontres. Yi Ling m’a beaucoup marqué ! On a parlé de plein de questions philosophiques et nous avons vraiment pris le temps d’aller au fond, nous nous sommes assises, c’était un moment doux, fort et intense. Et c’était très drôle de se rendre compte à la fin que nous avions le même prénom !

Tous les mardis, seul le monastère est ouvert au public. Le temple et le musée, situés en haut sur cette carte, étaient donc fermés. Mais finalement heureusement car rien que le monastère ça prend bien une journée !

Ci-dessus, c’est la grande salle dans laquelle j’ai mangé avec les moines. (Je n’avais pas le droit de prendre de photo pendant le repas)

Et voici Apolline ❤

Ci-dessus, la salle de cours de calligraphie et la salle de méditation.

La fin de mon voyage à Kaohsiung a été un peu compliquée… J’ai voulu voir des expositions à Pier 2 mais il fallait obligatoirement que je porte un masque par précaution pour le coronavirus et je n’en avais pas sur moi, puis j’ai voulu en acheter un mais ils m’ont dit dans la pharmacie que toute l’île est en rupture de stock, puis j’ai voulu aller dans une église mais elle était fermée à cause du coronavirus, je me suis dit que j’allais prendre un scooter mas aucun magasin n’était proche, et enfin je suis allée manger le midi et la responsable de l’auberge de jeunesse m’a dit que j’étais très en retard pour le check-out et que j’allais devoir payer des frais supplémentaires et que je devais revenir au plus vite à l’auberge !

Du coup je me suis dit que c’était fini pour Kaohsiung et que Tainan, ma prochaine destination, m’appelait à venir la voir !

J’ai donc pris le train à 14h37 exactement et je suis arrivée à 15h12 à Tainan.

Tainan

On m’avait dit de Tainan que c’était la plus belle ville de Taïwan. Je n’ai pas vu toutes les villes de Taïwan, mais je peux dire en tout cas que c’est effectivement la plus belle parmi toutes celles que j’ai vues.

Il règne à Tainan une ambiance particulièrement agréable. Les gens sont plus souriants, plus gais, plus enfantins, plus joyeux. Il faisait très chaud quand j’y étais et ça me donnait l’impression d’être vraiment en vacances. Les habitants de Tainan sont d’ailleurs connus pour leur oisiveté et leur manière de tout faire assez lentement.

Je suis arrivée à l’auberge de jeunesse à 17h. J’ai mis 3 fois plus de temps que j’aurais dû car je me suis arrêtée toutes les minutes pour prendre des photos !

Juste avant d’arriver à mon auberge, je tombe sur un café égyptien qui est en train de fermer car le loyer devient trop cher à payer… je parle un peu avec les femmes qui font les cartons et elles m’offrent des sachets de thé et me prennent en photo :

Enfin, j’arrive à l’auberge :

Le soir je ressors pour aller manger et je passe par une petite rue romantique éclairée de lanternes de toutes les couleurs (mais essentiellement rouge, la couleur du bonheur).

L’année des rats 😉

J’ai beaucoup aimé cette boutique ! J’y ai acheté des chaussettes violettes pour marquer le coup !

Le jeudi et le vendredi matin, j’ai fait un tour de la ville. J’avais un super plan avec tous les points à voir qu’on m’avait donné à l’auberge !

C’était très pratique car les noms de rues étaient aussi écrites en chinois donc je pouvais facilement demander mon chemin ! Et il y avait indiqué sur la carte les endroits où manger. Car la nourriture est très typique à Tainan, et partout où j’allais, les habitants me conseillaient ce que je devais manger !

En gros, pendant ma visite, j’ai vu :

Le blue creative park

Le musée d’art

J’aime beaucoup les musées d’art de Taïwan car il y a de tout : du contemporain, de l’abstrait, de l’ancien, de la technologie, des projets plus philosophiques, etc.

J’ai pris un smoothie au miel au café du musée et j’ai pu photographier la scène la plus rigolote de tout mon séjour à Taïwan :

Le temple de Confucius (avec une grosse partie en rénovation) :

La vieille porte Dui Yue Men, qui marquait l’entrée Nord-Ouest de la ville au 18è siècle

Il y aurait eu encore de très nombreuses choses à voir, notamment dans un quartier du nord où les néerlandais avaient bâti un fort en 1624. Mais je n’ai pas eu le temps ! Et j’avais mal à mes petits pieds !

Vendredi midi, je me suis fait un repas avec toutes mes trouvailles culinaires à l’auberge :

Et enfin je suis repartie à Taipei !

Trucs amusants en plus :

Kaohsiung est la ville du film « L’autre continent », que j’avais vu deux fois avant de partir à Taïwan. Ce film français est censé se passer à Taipei (dans l’histoire) mais il a été tourné à Kaohsiung pour des raisons pratiques j’imagine, et parce que la ville ressemble vraiment à Taipei.

Autre truc amusant : en entrant dans les musées et auberges de jeunesse, on me faisait un test de fièvre avec un petit pistolet positionné sur le front ou avec un appareil à mettre dans l’oreille, et on me mettait du pschitt alcoolisé sur les mains pour me désinfecter et tester si j’avais pas le coronavirus.

Avec Marjorie, une française que j’ai rencontré à l’auberge de Tainan, on en a discuté et on trouvait que c’était un peu exagéré. D’autant qu’on peut très bien avoir le coronavirus sans en avoir les symptômes et le transmettre facilement… Marjorie était très sympa d’ailleurs ! Avec elle on a discuté de plein de sujets : les français qui voyagent, le féminisme, les taïwanais, etc. Elle a 23 ans et fait des études de commerce. Elle a vécu un an en Chine et maintenant elle vit un an à Taïwan. Elle rêve de pouvoir passer sa vie en Asie !

Je vais m’arrêter là ! C’était un article un peu plus long que d’habitude. Il s’en est passé des choses en une semaine de voyage !

Je me prépare maintenant pour mon départ : lessives, valise, dernières vidéos et photos, dernières visites, pot de départ avec les amis.

Je vous souhaite un très bon weekend ! Et à bientôt en France !!

Bibliothèque et musée

Un peu de vie culturelle sur Taiwan ! Hier j’étais à la bibliothèque nationale avec Julie et aujourd’hui au musée des Beaux-Arts.

National Taiwan Library 

C’est la plus ancienne bibliothèque publique de Taiwan, à côté de la station Yongan Market, à 15 minutes à pied de chez moi. Sur mon trajet, j’ai vu :

Et dans la bibliothèque, j’ai vu :

On essayait de comprendre le nom des tableaux écrit en chinois avec Google Traduction ! Un vrai challenge qui ne nous a pas vraiment amené à de bons résultats mais à beaucoup de rires.

Des enfants profitaient des PC pour regarder des mangas, et certains adultes regardaient des films ! C’était marrant de voir ces pratiques qu’on ne verrait pas trop en France.

Le coin ados, mangas.

A l’étage sciences humaines, on regarde le rayon « littérature française ». Mais alors, qu’est-ce que les taïwanais lisent comme livres français ??

Ils ont du Houellebecq !

Et puis on a eu un fou rire avec Julie en voyant le titre de ce livre : « Je suis morte et je n’ai rien appris », inconnu en France… Mais bien déprimant le titre !! En plus juste après on voit un autre livre intitulé « J’aurais préféré vivre ». Génial, bonne ambiance !

Ensuite on arrive en philosophie

Et voici les livres de philo ! Je trouve que ça donne plus envie que nos livres de philo en France ! Ici ils sont tous colorés, on dirait presque des mangas ! (bon évidemment pour moi, tous les livres avec le dos écrits en chinois ressemblent à des mangas)

Après on passe au rayon Art

Avec des livres pour enfants pour apprendre à dessiner de façon « kě ài »  

Et on s’est arrêté sur un fou rire en regardant la couverture d’un livre de business avec un jeune homme tout sourire qui tient la pose ! Peut-être que le contexte de la bibliothèque dans lequel « on n’a pas le droit de faire de bruit » accentue inconsciemment la montée de rires nerveux. 😀

Ensuite on a été dans le parc qui entoure la bibliothèque. J’avais découvert ce parc quelques jours plus tôt et je l’avais adoré. Je trouve qu’une très bonne atmosphère s’y dégage. C’est la première fois que je ressens ça ici. Le gros avantage est que les bâtiments autour ne sont pas trop hauts donc on ne se sent pas étouffés, au contraire.

Certains font du yoga, d’autres jouent aux jeux de table, d’autres chantent, etc.

Taipei Fine Arts Museum

Ce matin, j’étais au musée des Beaux-Arts de Taipei. Il y avait beaucoup de choses très intéressantes et originales à voir !

Parmi tout ce que j’ai vu, je vais vous parler en particulier de 4 expositions.

La première, c’est l’expo de calligraphie. Celle pour laquelle je voulais venir. Je suis intéressée par la calligraphie chinoise car on considère que la manière de tracer les caractères est propre à chacun et révèle la personnalité de celui qui les dessine.

Ici, l’artiste est Tong Yang-Tze. Elle a commencé ses études de calligraphie alors qu’elle n’avait que huit ans et a remporté des compétitions de calligraphie avant d’avoir 18 ans. Son travail est souvent décrit comme vigoureux, audacieux, unique, moderne et sans retenue.

Personnellement, je ne me suis pas sentie touchée par ces œuvres. Je me disais : « ouais bon, elle écrit des caractères avec un pinceau à sa manière quoi ». Je m’imaginais mal en quoi pouvait consister une compétition de calligraphie, et comment on juge que des caractères sont beaux ou pas, alors qu’ils sont sensés révéler la personnalité de chacun. Juge-t-on alors une personnalité ?

Après il faut bien dire que je ne comprenais pas les caractères et que donc je ne percevais sûrement pas la subtilité de la forme mêlée au sens. Elle le disait d’ailleurs dans une vidéo : « j’utilise une fonte qui révèle le sens du caractère ». Elle expliquait aussi qu’elle a pour objectif de montrer que les caractères sont des objets vivants, qu’il y a une infinité de possibilités de les écrire.

Si vous êtes intéressés pour en savoir plus sur elle, voici son site : https://en.tongyangtze.com/

L’autre exposition qui a retenu mon attention était nommée : « Taipei Art Awards« . Elle regroupait plusieurs artistes différents, sélectionnés pour le prix qui porte son nom. C’est l’un des prix d’arts visuels les plus importants, indicatif de la scène artistique contemporaine de Taiwan. Il encourage la création d’œuvres en phase avec l’esprit du temps et au style unique, et s’efforce de découvrir des créateurs d’art hors pair.

Ci-dessus, nous avions les œuvres de l’artiste Teng-Chi Yang.

Et voici les œuvres de Jui-Hung Ni :

Ensuite, j’ai beaucoup aimé l’exposition « Art in motion« , avec beaucoup d’outils à manipuler pour les enfants :

Et un magnifique piano qui fonctionne avec le son de verres, de tasses et de bols :

Ça m’a fait penser au pianocktail de L’écume des jours.

Et puis à 10h30 il y avait un spectacle avec un enchaînements de systèmes qui s’activent les uns les autres :

Enfin, je terminerai par l’artiste australien Gregory Pryor. De 2002 à 2007, il a tenu un journal de bord entre l’Australie et l’Asie, composé de petits textes et de dessins. Cela m’a captivé.

Chaque jour, il écrit un texte (en bas sur l’image) et dessine quelque chose qui correspond à ce moment (en haut sur l’image) en utilisant des feuilles d’or sur du papier carbone.

La tête bien pleine de toutes ces œuvres originales et personnelles, je suis retournée chez moi et tout l’après-midi, il a plu.

« The rain is telling me to read and write. »

La semaine prochaine, je vais découvrir les villes de Kaohsiung et Tainan, dans le sud. J’ai hâte ! 🙂

Echanges de langues

Cette semaine fut consacrée principalement aux langues. Dimanche dernier, j’ai commencé à traduire en français un livre pour enfants du chinois au français, mercredi j’ai été au cinéma voir un film taïwanais sous-titré en anglais et le soir j’ai testé un bar qui propose des échanges de langues, et enfin hier soir (jeudi) j’ai donné un cours particulier de français à une taïwanaise.

Le livre pour enfants en chinois

J’ai acheté un livre pour enfants pour offrir à ma petite-sœur. C’est un album de grande taille, qui commence à la fin comme les mangas, et se lit en colonne, de droite à gauche.

Ça me tenait à cœur de présenter à Ambre cette différence culturelle et de pouvoir lui lire l’histoire du livre, donc je me suis motivée à traduire les caractères chinois (il n’existait pas de traduction déjà toute prête sur internet).

Pour traduire les caractères, j’ai utilisé l’application « Google traduction », qui permet de dessiner les caractères à la main et de voir ensuite la traduction en pinyin et en français.

Ici vous pouvez voir un exemple avec ce caractère : 雷. Je l’ai d’abord tracé puis Google l’a trouvé et l’a affiché en haut sur la barre de rédaction (vous pouvez voir le caractère inscrit). On peut ensuite ajouter d’autres caractères dessinés et former ainsi une phrase.

Google traduction affiche l’écriture en pinyin : « Léigōng dào wǒjiā » et il traduit automatiquement en français : « Lei Gong chez moi ». Ce qui me laisse avec quelque chose que je dois comprendre et retravailler. Je vais sur internet et je vois que Lei Gong est la divinité responsable du tonnerre, et « dào » signifie « arriver ». Ainsi, la bonne traduction serait : « Le tonnerre arrive à la maison. »

Tout cela demande du temps, de la patience, mais avec persévérance et au bout d’une bonne dizaine d’heures, j’ai réussi à traduire tout le livre !

Je me faisais des brouillons de traduction :

Puis je recopiais au propre, sur une feuille pliée en deux à la manière de pages d’un livre.

J’ai essayé de rendre la lecture possible pour Ambre, qui commence à apprendre à lire en CP, en écrivant en majuscule et de manière claire. Et je lui ai prévu quelques petits jeux : rechercher des caractères, recopier un caractère chinois, etc.

C’est une activité que j’ai beaucoup aimé faire, même si c’était long !

Film taïwanais « Your love song »

Ce film a été tourné à Taïwan, dans les villes de Hualien et de Taipei. Ça tombe bien, je suis allée à Hualien il y a deux semaines ! Parfois il y avait des comparaisons entre les deux villes, et des références culturelles : l’un des héros dit qu’il reconnait que la fille vient de Taipei à travers ses habits chics. Je ne savais pas, mais j’ai donc découvert qu’il y avait des clichés concernant la capitale de Taïwan, un peu comme on a plein de clichés sur Paris en France.

Les sous-titres étaient en chinois (caractères) et en anglais. Il y avait les deux d’un coup sur l’écran ! J’ai été agréablement surprise car sur internet ils ne mentionnaient pas les sous-titres anglais et j’y étais allée en me disant : on verra bien si je comprends un peu l’histoire grâce aux images et à mes bases en mandarin !

Le film était plutôt bien ! Je pense que pour les taïwanais, il devait être encore mieux car ils comprennent les références, les émotions, les difficultés ressenties. Certains problèmes sont traités comme l’avortement, les sentiments amoureux, la carrière professionnelle, l’échec, etc. J’ai senti que parfois je ne pouvais pas comprendre l’ampleur de ces problèmes… Par exemple l’échec professionnel vécu par un taïwanais peut le mener à boire beaucoup d’alcool et à se mettre dans des états pas possibles. Ce ne serait pas le cas en France car on y accorde moins d’importance je pense.

Soirée « échanges de langues » dans un bar

Tous les mercredi soir, au café-bar « Wildmii Safari Cafe », des soirées sont organisées entre 19h et 21h pour que les étrangers de Taipei puissent s’échanger leurs langues. Chaque table est attribuée pour une langue et un leader de table oriente les discussions et accueille les nouveaux arrivants à sa table. Ce mercredi, les langues que l’on pouvait parler étaient : mandarin, japonais, allemand, espagnol, français, anglais, et peut-être encore d’autres.

L’idée est de rester à une table et de discuter avec les gens, en prenant des notes si l’on veut. Je suis d’abord restée une heure à la table « mandarin » puis je suis allée à la table « français ».

A la table « français », j’ai discuté avec Alex, né en Seine Saint-Denis, qui vit depuis deux ans à Taïwan grâce à un visa étudiant, et donne des cours particuliers de français. J’ai aussi rencontré Andrei, né en Roumanie, mais qui a vécu la plupart de son temps aux Etats-Unis, et qui vit depuis 7 ans à Taïwan. Andrei parle 7 langues presque couramment ! Et enfin, Tim, un taïwanais qui travaille comme interprète chinois-anglais. Nous avons parlé des typhons qui arrivent en été ou en automnes, et qui ne sont finalement pas si impressionnants que ça selon eux. Il est simplement conseillé de rester chez soi quand ce vent très fort arrive. Les météorologues sont capables de prévenir un jour avant du typhon et comme tout le monde doit rester chez soi, un jour de congé est prévu dans la loi du travail pour chaque travailleur taïwanais en ce cas. Ainsi, les taïwanais aiment bien les typhons ! 😀

Cours particulier de français

Lundi, Huai-Ya, 25 ans, m’a contacté sur Facebook suite à un message que j’avais laissé sur un groupe de « Français à Taïwan » pour me demander si je pouvais lui donner des cours de français. J’étais ravie et je lui proposai qu’on se rencontre cette semaine !

Nous nous sommes vues jeudi soir, de 20h à 22h, après son travail. Huai-Ya a appris le français quand elle avait 15 ans pendant deux années et désire aujourd’hui ré-apprendre cette langue pour son plaisir personnel. Elle a vécu au Royaume-Uni, en Allemagne, en Suède et en Islande dans le cadre de ses études et de son travail. Ses passions sont les langues, les voyages et l’art (elle est organisatrice d’expositions artistiques). Ainsi, nous nous sommes bien trouvées !

Nous avons beaucoup discuté en français, puis je lui ai fait un récapitulatif sur feuille des points de grammaire et de vocabulaire qu’elle peut retenir pour s’améliorer.

C’était un moment très très chouette ! Elle m’a même proposé qu’on aille toutes les deux à une exposition de calligraphie au musée d’art de Taipei !

Autre info

Sinon, il y a quelques semaines je me suis inscrite à une formation pour apprendre à écrire des scénarios de films. C’est une formation en ligne, sur cinecours-cinacte.com, où il faut payer 60 euros par cours. C’est très bien fait, utile, clair. Il y a des exercices à faire que l’on peut envoyer à des tuteurs qui nous corrigent. Aujourd’hui j’ai écrit mon premier scénario à la manière formelle pour un des exercices du cours numéro 2. Les contraintes étaient d’inventer une histoire qui ne soit pas inspirée d’expériences vécues et qui tienne en un scénario de 3 pages maximum. Cela m’a beaucoup plu !

Les courses

Grâce à cet article, vous saurez : où je mange, où je fais mes courses, ce que je mange quand je cuisine, et les produits qu’on trouve dans les supermarchés taïwanais. 🙂

Petits restaus

Le plus souvent je ne mange pas chez moi mais dans les marchés de nuit ou petits restaus divers. Je peux facilement m’en tirer à moins de 150 NTD par repas en achetant à l’extérieur, ce qui revient à 5 euros.

Les petits restaus où je vais le plus sont ceux qui sont en face de chez moi (et je peux même voir de mon balcon s’ils sont ouverts ou pas !) :

Il y a le « Q Burger », que l’on voit sur la photo dans le coin en haut à gauche ; et le « Turkey Rice », en bas à droite avec la devanture bleue marine.

Voici ce qu’on peut manger au Turkey Rice :

Et sinon, quand je veux varier et que j’ai envie de quelque chose de plus européen, je vais à Pizza Hut, à la station de métro Dingxi. C’est mon petit plaisir une fois par semaine ! En général je prends une mini pizza dans un menu avec des potatoes et un coca, le tout pour seulement 3,20€ !

Chez moi

Mais bon, parfois je ne vais pas au restau, et je cuisine chez moi ! Surtout pour manger des plats plus sains : sans sauce grasse, sans viande, et avec beaucoup de légumes ! 😀

Je me cuisine des trucs comme ça :

Cette photo ne donne pas très faim… moins que la pizza de pizza hut ! 😀 Mais nous avons ici du riz bio, des champignons et du chou, cuisinés avec une sauce soja.

Je mange toujours avec des baguettes, même si nous avons des couverts normaux à l’appart, parce que je mange plus lentement et du coup j’ai l’impression de mieux digérer ! D’ailleurs c’est une technique que je vous conseille si vous n’arrivez pas à manger lentement !

Sinon, parfois je réchauffe des plats individuels et j’y ajoute simplement un légume que je cuisine rapidement à la poêle.

C’est le cas ici :

Dans cette assiette on peut voir du riz au maïs, œuf brouillé et sauce ketchup (plat tout prêt du 7 Eleven), avec du chou au soja à droite, une tranche de cheddar, et du pain de mie. Bon je suis d’accord… le cheddar c’est pas méga sain.. ni le ketchup… ^^

Je ne fais pas souvent la cuisine pour plusieurs raisons :

  • Je n’ai qu’une seule plaque de cuisson pour cuisiner
  • Je n’ai pas de four
  • Tout ce que je jette, je le mets dans une poubelle qu’il faudra ensuite que je donne moi-même aux camions de poubelles qui passent deux fois par jour
  • Je dois systématiquement laver la vaisselle dès que j’ai fini pour éviter que des bêtes apparaissent (du fait du climat plus humide et chaud, les insectes se développent très vites)
  • Je n’ai pas les mêmes produits et ustensiles que j’aurais en France pour cuisiner
  • EN GROS : j’ai la flemme et c’est pas cher dans les restaus 😀

Photo des camions de poubelles :

Les gens donnent leurs sacs directement aux éboueurs.

Les camions des éboueurs se font entendre par une petite sonnerie chantonnante, qui s’entend de très loin ! Depuis ma chambre, j’entends ces camions de 13h30 à 14h30 pendant qu’ils passent dans toutes les rues du quartier, puis de 18h30 à 19h30.

Mais bref, du coup je vais maintenant en venir au sujet qui nous intéresse particulièrement pour cet article (au vu du titre que je lui ai donné) : les courses !!

Je vais vous montrer en photos là où je fais mes courses, et quels sont les produits que l’on peut trouver à Taïwan 🙂

7 eleven

A peu près tous les 50m à Taïwan, il y a ce magasin, le « 7 eleven ». Cette photo a été prise devant celui qui se trouve juste en bas de chez moi.

Dans ce magasin, on trouve tous les produits et services essentiels : eau, chocolat, pain de mie, plats individuels, yaourts, impressions papier, etc.

Sur la photo ci-dessus, je vous montre mon plat individuel préféré, que vous reconnaissez peut-être : le riz avec maïs, œuf et ketchup. Ce plat coûte 2€ et peut se réchauffer au micro-ondes (oui d’ailleurs je ne l’ai pas dit mais nous avons quand même un micro-ondes !).

Ci-dessus, un autre rayon qui m’intéresse au 7 eleven : les barres chocolatées et le chocolat noir !!

Et enfin, les bouteilles d’eau ! C’est ce que j’achète le plus régulièrement ! Tous les deux jours je dirais. Car l’eau n’est pas potable au robinet (je me répète sans doute en donnant cette information..).

Pour trouver des légumes et d’autres produits, je vais au Carrefour Market, à 10 minutes à pied de chez moi.

Le Carreffour

L’entrée est assez insolite car je passe par un parking !^^

Pour arriver dans un petit couloir qui mène au magasin :

Est-ce qu’il existe une autre entrée que je n’ai pas encore percée à jour ? C’est possible !^^

Avant d’entrer, il y a aussi ces machines à jeux qui sont extrêmement populaires à Taïwan !

Et ça y est, on y est !

Ensuite voici des photos d’exemples de produits vendus au Carrefour (avec les commentaires en-dessous) :

Des Dumplings en barquette

Une grande variété de tofu

Des légumes verts

Une grande variété de champignons !

Beaucoup de pommes (je dois dire que les pommes sont en général très bonnes ici !)

Ici on peut voir des fruits du dragon (au centre) et de la papaye (à droite).

Ceci est ce qu’on appelle en français un « Jamalac » (« liánwù » en chinois). L’arbre s’appelle aussi Jamalac et est originaire d’Indonésie. Il peut atteindre 10m !

J’ai déjà goûté ce fruit dans un marché de nuit et je trouve qu’il a très bon goût. Légèrement sucré et pas très acide.

Les spécialités taïwanaises, ce sont notamment les « pineapple cake », des petits gâteaux pâteux avec de l’ananas séché dedans. Je n’aime pas trop ça personnellement.

Les gros sacs de riz !

Les sauces soja (je crois) (ou autre sauce)

Ça c’est quelque chose que je vois dans beaucoup de magasins mais que je n’ai jamais goûté : des espèces de morceaux de viandes séchés que l’on peut manger comme des chips.

En voici un autre paquet :

Il y en a même au poisson !

Différents paquets de bonbons. Sur le dernier on peut voir le prix : 23 NTD => cela revient à moins d’1€ ! (1€ = 30 NTD).

Beaucoup de fruits séchés ! J’aime bien le dessin sur les paquets ici !

Beaucoup d’algues séchées !

Des petits pois à la moutarde, que l’on peut manger en apéritif

Des gâteaux un peu curieux, mais très bons !!

Ça ils aiment aussi beaucoup : les petits rouleaux gaufrés

Des énormes packs d’eau !

De la poudre de Matcha !

Je suis un peu fan de matcha et je fais des expériences de gâteau au matcha depuis que je suis à Taipei. Comme je n’ai pas de four et pas de moule, je cuis mes préparations dans des tasses au micro-ondes ! ^^ Et voici ce que ça donne :

L’aspect n’est pas fameux, mais le goût y est !

On a aussi des produits que l’on connait bien !

Et même un rayon français dans les produits frais !

En même temps, on est quand même dans un Carrefour Market ! On s’attend quand même à quelques produits français !

Pour la petite info, c’est depuis 2011 que le groupe français Carrefour a déployé son enseigne à travers le monde. On en trouve ainsi en Egypte, en Italie, en Malaisie, en Espagne, en Turquie, au Maroc, en Tunisie, etc.

Les annonces sonores du magasin sont toutes en chinois malgré tout. Sauf une, qui dit en français : « Vous écoutez radio Carrefour. Nous espérons que vous passez un agréable moment en notre compagnie, et vous souhaitons une bonne journée. »

Voilà, vous savez tout sur le Carrefour !! 🙂

Je vous présente rapidement un dernier magasin :

Le Cotton Field Health Store

N° 273, Roosevelt Road.

Contrairement à ce que son nom laisse supposer, ce n’est pas un magasin de vêtements en coton, mais de nourriture bio.

Je l’ai découvert car il était sur mon chemin pour aller en cours de chinois, et j’y retourne occasionnellement pour avoir des produits bio.

Le voici !

Une table de dégustation nous accueille !

Et puis on a plein de petits mystères :

On retrouve la même atmosphère zen que l’on trouve dans les magasins bio français. En fait ce magasin me rappelle vraiment la France ^^

Bilan des courses

J’ai pris beaucoup de plaisir à prendre toutes ces photos hier en faisant mes courses ! J’aime bien faire des mini reportages !

Voici disposés sur mon lit les produits que j’ai achetés :

C’est très vert ! ^^

Le paquet blanc rectangulaire, c’est du riz bio.

Et le petit paquet « Pocky » en haut à droite, je n’en ai pas parlé car en fait je l’avais déjà, mais ce sont des mikados au matcha ! Original !

Le « Meiji », c’est du chocolat ! Autant avoir ce qu’il faut ! 😀

J’espère que cet article vous aura plu autant qu’à moi !

Vive les courses !

(J’adore faire les courses !)

Sun Moon Lake

Voici le lac du soleil et de la lune. Un grand lac au centre de Taïwan, entouré par des montagnes mesurant jusqu’à 3000m.

Sur cette carte, on peut voir où sont situés le lac (en plein milieu de montagnes), ainsi que Taipei (qui est une grande plaine dans une cuve entre plusieurs montagnes) et Hualien (où j’étais la semaine dernière).

Je suis partie mercredi matin en train jusqu’à Taichung. Et je remarque que sur ma carte il n’y a pas Taichung donc je rectifie ça sans plus tarder :

Le trajet en train a duré 40 minutes (très rapide !!). De Taichung, j’ai pris un bus jusqu’au Sun Moon Lake et le trajet a duré 2h (moins rapide !). Mais dans le bus, pas de quoi s’ennuyer, puisqu’il y a une télé ! (vous avez compris la passion des taïwanais pour les écrans)

Du bus, j’ai pu observer les villes qui se trouvent sur les plaines taïwanaises. Elles m’ont paru ressembler davantage à des villes européennes dans leur architecture que les villes que j’avais vues jusque là.

Et puis je suis arrivée aux montagnes :

Et enfin… à mon auberge de jeunesse (appelée Yue Like Backpackers) :

Un peu moins chaleureuse que celle de la dernière fois, mais avec un petit charme quand même. Et surtout, c’était la moins chère du coin. Le Sun Moon Lake est un endroit assez touristique ce qui explique que tout soit assez cher.

Premier contact avec le lac

Après m’être reposée un peu à l’auberge, je suis allée me promener à pied au bord du lac. Ce fut un premier contact mitigé…

Ce que je n’ai pas aimé :

  • Les piétons et les vélos sur un même chemin

Tout le tour du lac est aménagé d’une plateforme en bois pour les vélos et piétons. Cela gêne les piétons pour marcher tranquillement, et casse un peu le charme « naturel ».

On voit encore cette plateforme sur cette photo :

  • Passer en bord de route et entendre le bruit des voitures

J’étais plutôt dans une envie de calme et de détente, et il faut avouer que les grosses routes avec les voitures, ça n’y participe pas…

  • Pas de solitude possible

En gros dès que je m’arrêtais à un endroit un peu plus tranquille au bord du lac, un ou plusieurs taïwanais arrivaient. Impossible d’être vraiment seule… En tout cas pas de ce côté du lac.

Oui je ne l’ai pas dit encore mais le tour du lac fait 33km donc c’est assez grand ! Et là où était située mon auberge de jeunesse, c’était dans la partie la plus touristique car c’est là où arrivent les bus.

  • Les araignées

A ceux qui n’aiment pas les araignées au point de ne pas aimer les voir en photo, je conseille de ne pas aller plus loin dans cet article. Ou bien de passer très vite les photos qui suivront. Mais en gros, les araignées sont partout autour du lac : dans les branches qui me frôlent, au-dessus de moi car elles ont tissé leur toile dans les airs, sur le ponton, etc. J’ai eu la chance de ne jamais en avoir une sur moi ! En plus elles sont grosses !

Ci-dessus, ma toute première photo d’araignée !

Donc pour résumer, ce que je n’ai pas aimé c’est de ne pas pouvoir être tranquille, et d’angoisser qu’une araignée me tombe dessus ! ^^

Ce que j’ai aimé :

  • Prendre en photo les araignées

Et oui ! Car j’ai pu tester la focale de mon appareil et m’amuser à prendre différentes photos.

Bon j’en ai encore plein d’autres mais je crois que je préfère pas tout mettre sinon ça pourrait me dégoûter moi-même de relire un jour cet article 😀

Passons à quelque chose de plus joyeux ! J’ai aimé aussi :

  • Prendre en photo les fleurs
  • Prendre en photo les gens qui se font prendre en photo
  • Les sourires que font les taïwanais quand je les croise

Ça c’était très appréciable !

  • Enfin, je voudrais finir par une remarque :

Remarque : la lune est inclinée d’une façon différente dans le ciel qu’en France

Elle ressemble plutôt à un bonnet à mettre sur la tête (sens horizontal) qu’à la lettre C (sens vertical). J’ai fait des petites recherches pour comprendre… En fait la lune tourne autour de la Terre suivant un axe qui est juste un peu incliné par rapport à l’équateur, et selon qu’on soit dans l’hémisphère sud ou dans l’hémisphère nord, on ne la voit pas tourner dans le même sens car on sera situé sous cet axe ou au-dessus de cet axe. Et près de l’équateur (c’est le cas de Taïwan), c’est encore différent. La lune semble presque horizontale. Et c’est parce qu’elle est éclairée par le soleil d’une façon différente. Bon… je vais pas rentrer dans les détails car finalement tout cela est plus complexe que je ne le pensais ^^

Bref, voilà pour ma première marche autour du lac. 🙂 Je suis rentrée vers 20h à l’auberge après avoir mangé et j’ai ensuite rencontré une taïwanaise qui m’a proposé de m’emmener en voiture le lendemain avec un ami à elle pour voir le lever du soleil en haut d’une montagne. Enthousiaste, j’ai accepté ! Même s’il fallait pour cela se lever à 5h30 du matin ! Et nous avons rencontré ensuite une autre taïwanaise dans notre chambre commune et nous lui avons suggéré de venir aussi !

Deuxième contact avec le lac

Jeudi matin, je me suis réveillée très tôt après une petite nuit de 3 heures pour aller voir ce fameux lever de soleil. Nous nous sommes garés en bas de la montagne puis nous avons grimpé un peu pour atteindre, 10 minutes plus tard, une table de pique-nique avec point de vue.

Voilà comment était la vue à 6h20 :

Les formes des montagnes étaient magnifiquement tracées par la lumière naissante du soleil encore timide.

Puis le paysage a évolué.

Le soleil allait presque enfin pointé le bout de son nez par-dessus la montagne…

Encore quelques minutes…

Et ça y est, il était là !

7h06 exactement.

Les taïwanaises qui étaient avec moi s’écriaient souvent : « Hen Piaoliang ! » (qui signifie : « trop beau ! »).

Celle du milieu a 39 ans (son prénom anglicisé est « Hope »), elle habite à Taichung et est venue une nuit au Sun Moon Lake. Celle de droite a 24 ans (son prénom anglicisé est « Eva »), elle habite à Taipei et fait un tour de Taïwan. Et enfin, le monsieur qui prend une photo derrière est celui qui nous a conduit en voiture (il doit avoir la soixantaine).

On est ensuite montés encore plus haut et nous avons eu une vue plus grande du lac. J’étais scotchée.

Voici d’ailleurs le lac vue du dessus :

Le rond rouge montre le point où nous étions au moment où j’ai pris la dernière photo. Et le rond vert marque l’endroit de mon auberge de jeunesse.

Ce lever de soleil m’a marqué. Déjà parce que j’étais avec des taïwanais, au milieu de Taïwan, sur une montagne. Et aussi car je n’avais jamais observé le soleil se lever de ma vie. Et le voir apparaître au-dessus des montagnes était assez magique. Surtout qu’il éclairait ensuite petit à petit de notre côté et tout prenait de la couleur (les arbres, les maisons, les plantations de thé, le lac…).

Je trouve que l’intensité lumineuse est très élevée à Taïwan ! Et je suis obligée de porter des lunettes de soleil même quand le soleil est caché par les nuages !

Mais revenons à notre escapade. Là où nous étions tout en haut de la montagne, il y avait une station météo, et un chat. Et les taïwanaises ont passé mal de temps à se prendre en photo avec le chat. Du coup voici mon bilan des habitudes taïwanaises (semblables, il faut le dire à celles des chinois et des japonais) : ils aiment être groupés, et ils aiment les photos !

Nous avons continué notre escapade voiturière avec un petit-déjeuner :

Puis un arrêt photos de cerisiers en fleur sur un parking :

Les cerisiers en fleurs sont très connus aussi au Japon. On les y admire en mars ou avril.

Il y en a différentes variétés, et on les appelle « Ying Hua » en mandarin.

Et enfin, après un autre arrêt photo dans un temple, nous sommes revenus à l’auberge de jeunesse à 9h30. Je n’en pouvais plus car j’étais extrêmement fatiguée. Je m’étais concentrée pour comprendre un peu quand elles parlaient en chinois, et je m’étais aussi concentrée pour comprendre leur anglais un peu laborieux, et enfin je n’avais presque pas dormi de la nuit.

Du coup, en revenant, j’ai dormi. Et je suis repartie seulement à 15h, explorer un autre bord du lac. Je prévoyais à la base de faire le tour à vélo mais j’ai été prise d’une flemme, mêlée d’une non-envie de faire le tour rapidement sans vraiment profiter des paysages. Je voulais prendre le temps, contempler, admirer, respirer, méditer.

Troisième contact avec le lac

Je suis partie sans mon appareil photo. J’ai marché en partant sur la gauche (alors que j’étais partie sur la droite la veille). Je me suis posée à un endroit où je me sentais bien et j’ai admiré le paysage. De ce côté-là, il y avait moins de monde et c’était très agréable. Je me sentais moins oppressée par les touristes.

Selon mon point de vue, un lac et des montagnes autour, c’est un paysage parfait. Donc je voulais simplement profiter.

Je trouve qu’en temps que touriste on passe parfois à côté des plaisirs simples car on veut tout voir, tout faire, tout acheter, tout consommer.

Ainsi, j’ai regardé les bateaux avancer, les feuilles des arbres bouger, les araignées construire leur toile, l’écorce des arbres, le mouvement de l’eau, le changement de couleurs dans le ciel.

Et puis je suis revenue à l’auberge vers 19h. J’ai dîné, et j’ai rencontré Kynsia, une québécoise de 27 ans, qui a déjà fait le tour du continent asiatique. Elle voyage depuis 3 ans, ayant pris le goût lors d’un échange en Australie dans le cadre de ses études. Pour se payer ses voyages et ses dépenses quotidiennes, elle travaille comme serveuse, un métier qu’elle qualifie de « stressant » mais qui lui permet de séparer de façon bien marquée sa vie professionnelle de sa vie privée (ce n’est pas un métier auquel on pense quand on revient le soir chez soi). Quand elle voyage, elle a seulement un grand sac à dos, et elle prévoit au jour le jour les endroits où elle doit dormir et les transports qu’elle doit prendre.

Quatrième et dernier contact avec le lac

Vendredi matin, je me suis réveillée à 8h après une bonne nuit de sommeil (ça fait plaisir !). Je suis allée une dernière fois au bord du lac avant de repartir en bus.

Avec un matcha latte !

Du ponton, j’ai observé un couple de mariés se faire prendre en photo…

C’était une jolie et romantique façon de finir ce voyage. 🙂

Je suis ainsi repartie en bus. Le bus 1833. Que je n’avais pas pris à l’aller, mais qui me permettait de m’amener directement à Taipei Main Station (et de payer moins cher que le train).

J’ai croisé Eva et Kynsia à l’arrêt de bus ! (Je ne sais pas où elles allaient ^^)

Et du bus, j’ai observé la construction en hauteur des routes à Taïwan :

Et puis me revoilà de nouveau à Taipei !

Prête pour vivre de nouvelles aventures !

Je mets une dernière photo du lac avec des dégradés de couleurs sur les montagnes :

(A chaque fois c’est un peu dur de choisir les photos car j’en prends beaucoup beaucoup ^^)

High

Ces derniers jours, j’ai été souvent « high » (en hauteur). Je suis montée dans différentes montagnes de Taipei : la montagne éléphant et la montagne de Maokong.

La montagne éléphant

Depuis la montagne éléphant (où j’avais déjà été de nuit la première semaine de mon arrivée), on a une vue magnifique sur la tour 101 et la ville.

Et il suffit pour ça de monter seulement quelques marches pendant 500 mètres.

La montagne de Maokong

Hier (dimanche 02.02.2020 : quelle belle date !) , je suis allée à la station du zoo de Taipei, située au bout de la ligne marron, au sud-est, pour prendre un téléphérique qui m’amenait en haut de la montagne de Maokong.

On aperçoit au fond à gauche la tour 101. Cette tour est vraiment immense !

Et arrivée en haut, je tombe sur plusieurs maisons de thé et des boutiques touristiques. La montagne de Maokong est en effet connu pour son thé traditionnel.

Le thé que j’ai choisi s’appelle « Wenshan Pao-chung ». Il est très bon !

On a une très jolie vue sur la ville et on peut découvrir des bananes ainsi que des plantations de thé !!

Et il y a des petites randonnées à faire si l’on veut.

Et puis voilà ! Je suis repartie le soir dans un téléphérique où je pouvais voir sous mes pieds. Bon le soir c’est pas hyper utile de voir sous les pieds parce que tout était noir ^^ (Mais en fait ces téléphériques sont des téléphériques spéciaux appelés « cristal » et il faut attendre plus longtemps pour les avoir donc c’était plus pratique d’attendre le soir que l’après-midi). D’ailleurs, je n’en ai pas parlé mais au niveau du coût, il faut ajouter 11€ pour l’aller-retour sur la carte de transport, et c’est tout !

C’était vraiment magnifique et je me suis amusée !

High en haut de la tour 101

Toujours pour continuer dans la série « high », je suis allée samedi (après la montagne éléphant), en haut de la tour 101, que vous avez vue sur plusieurs photos. Cette tour est actuellement le dixième plus grand gratte-ciel du monde, avec une hauteur de 509,2m ! Elle s’appelle tour 101 pour ses 101 étages.

On commence par faire la queue pour monter dans l’un des ascenseurs les plus rapides du monde qui va à 60,6 km/h. Ça va tellement vite qu’on sent une pression qui donne le vertige. J’en ai même rêvé la nuit tellement ça m’a retourné !

Puis y a la vue, qui vaut quand même bien ce coup de pression et les 20€ que j’ai payé pour avoir le ticket (un peu cher!).

Ici la première montagne qu’on voit sur la photo (la plus près), c’est la montagne éléphant 🙂

J’ai ajouté quelques effets aux photos !^^ Et grâce à mon appareil, je pouvais voir des choses que je ne pouvais pas voir à l’œil nu en zoomant, et notamment, les gens.

Et puis il a fait nuit…

Et progressivement tout s’est allumé.

C’était trop beau !

High au yoga

Vendredi 31.01 (décidément je ne fais pas les choses dans l’ordre dans cet article ^^), je suis allée au mémorial de Chiang Kai Shek le matin très tôt. J’étais encore un peu « high » à 7h du matin, et je suis partie en pyjama !^^ Bon en réalité, il y a une raison à cela : c’est parce que mon pantalon de pyjama est un jogging et que c’est le seul que j’ai ici. Et j’avais pour objectif de faire du Tai-Chi au mémorial (on m’avait dit une fois qu’il y avait des groupes de Tai-Chi tous les matins à 8h).

Je pensais que les gens feraient du Tai-Chi dans cette grande allée, mais en fait ils étaient plutôt en petit groupe devant les temples qui bordent le mémorial ou dans le parc.

Il y avait plusieurs styles, et surtout des femmes : de la danse, du Tai-Chi, et du yoga. J’ai même vu plusieurs personnes faire leurs étirements/méditation seuls.

Et moi je me suis arrêtée au groupe de yoga. Ça me semblait être le plus adapté car c’était un peu sportif mais pas trop rapide quand même. Je me suis mise sur le côté et j’ai commencé à reproduire les mouvements qu’elles faisaient. Puis, petit à petit, la professeure s’est mise devant moi et m’a montré comment corriger mes mouvements. Les femmes m’ont invité à ma rapprocher du centre. C’était un très beau moment pour moi ! Parfois, elles me faisaient des signes avec le pouce pour me dire que je me débrouillais bien ! Et à la fin du cours (complètement gratuit), une femme m’a proposé de revenir et m’a dit que ça avait lieu tous les matins. 😀

News de la société taïwanaise

Je vais finir cet article en mettant quelques nouvelles de la société taïwanaise et aussi de ma vie en coloc.

  • Les élections : le 11 janvier avaient lieu les élections présidentielles à Taïwan. C’est Tsai Ing-Wen qui s’est fait réélire dès le premier tour, avec presque 20% d’écart avec son opposant du parti nationalise. Une bonne nouvelle pour la majorité des taïwanais !
  • Le coronavirus : presque 90% des taïwanais portent un masque dans les transports et dans les rues bondées. Il est conseillé aux gens de se laver souvent les mains et de boire souvent de l’eau. Pour l’instant, il y aurait 10 cas à Taïwan, ce qui est peu. Et finalement, apparemment pas trop de quoi s’inquiéter car le coronavirus est moins dangereux que la grippe : https://www.youtube.com/watch?v=tMkQlEHHP70 => je vous conseille cette vidéo !
  • Météo : on a eu des jours de printemps avec un grand soleil tout le weekend ! Aujourd’hui, la pluie est revenue 😦
  • Moustiques et cafards : toutes les nuits, je constate avec désespoir l’apparition d’un moustique dans ma chambre, ce qui m’empêche parfois de dormir sereinement. Je n’ai pas encore eu de cafards dans l’appart (pourvu que ça dure), par contre ma copine Julie en a déjà vu deux, dont un dans sa trousse de toilette !

News sur ma vie en coloc

  • Un coloc de perdu : Luca (français) est parti début janvier.
  • Une nouvelle colocataire : Ravid (israëlienne) est arrivée pour remplacer Luca. Je préférais Luca car elle me met peu à l’aise et nous ne nous parlons presque pas. Heureusement, je crois qu’elle sera bientôt remplacée par quelqu’un d’autre !
  • Sönke toujours là : mon coloc allemand est toujours là et il invite souvent sa copine. Ils font parfois du bruit en jouant à des jeux jusqu’à 3 ou 4 heures du matin donc c’est pas l’idéal ! Mais bon, ils sont sympas ! Et quand je leur demande de faire moins de bruit, ils respectent ! 😀
  • Pas d’eau chaude : vendredi et samedi, nous n’avions plus d’eau chaude pour la douche ! Heureusement, un réparateur est venu !!

Voilà pour les quelques news !

Plein de bisous à tous ❤ Merci de continuer à suivre mes aventures !! C’est un plaisir pour moi d’écrire les articles à chaque fois ! Et de me dire que je peux partager mon expérience !

N’oubliez pas de rester un peu « high » ! 😉

Les gorges de Taroko

Ce mardi 28 janvier, je suis partie en train à Hualien. Cette ville est située près du parc national de Taroko, où l’on peut admirer de magnifiques gorges avec des très hautes montagnes.

Je suis arrivée à Hualien vers 17h20, il faisait déjà presque nuit. Je portais un masque sur le visage car c’est conseillé dans les lieux où il y a beaucoup de monde comme les trains pour se protéger du coronavirus.

Pendant que j’étais dans le train, je me suis renseignée sur la faune que l’on peut trouver dans les montagnes de Taïwan. Google m’a dit qu’il y avait plus de 400 espèces de papillons différentes, des oiseaux, des singes, des serpents, des grenouilles et d’autres animaux un peu plus rares comme le saro de Taïwan, un bovidé qui a survécu à la dernière glaciation il y a 16000 ans. Dans la gare de Hualien, il y avait justement des photos d’animaux du parc national :

Je me suis mise à la recherche de l’auberge de jeunesse que j’avais réservée pour 2 nuits. Je me suis d’abord trompée d’endroit et j’ai finalement trouvé le FH HOSTEL. Un lieu très très agréable pour les voyageurs !

Il fallait laisser ses chaussures à l’entrée dehors.

Et voici l’intérieur ! Des canapés, des coussins, une grande table pour manger ensemble, un écran qui diffuse des vidéos Youtube, une petite cuisine dans le fond. J’adore !

La chambre comporte 7 lits. Je rencontre rapidement un taïwanais et un anglais. Il règne une ambiance très familiale et le responsable de l’auberge invite les gens à se parler entre eux pour se donner des infos.

Comme j’ai faim, je ressort pour aller manger.

J’arrive dans un marché de nuit où tout le monde fait la queue pour manger des Xiaolongbao.

Je décide d’acheter d’abord un plat avec des légumes, puis de le manger en faisant moi aussi la queue pour tester ces fameux Xialongbao. Apparemment ils sont particulièrement bons ici.

Effectivement, c’est délicieux !

Je rentre ensuite à l’auberge. J’y fais la rencontre de deux autres anglais qui viennent du Pays de Galles. David, l’anglais avec qui j’avais parlé plus tôt, est là aussi. Nous sommes tous là pour aller au parc national de Taroko donc nous décidons d’y aller ensemble le lendemain.

David a 57 ans, il a voyagé dans énormément de pays du monde. Aujourd’hui, il est retraité et célibataire avec deux enfants de 24 et 26 ans, alors il a la vie devant lui et se demande s’il ne va pas vivre un jour en Thaïlande ou aux Philippines. Il a une page Facebook où il raconte ses voyages qui s’appelle « My Latin American Adventure ».

Jess a 22 ans, elle voyage avec son petit-copain Lewis (21 ans) qu’elle a rencontré dans sa petite ville natale. Ils aiment tous les deux voyager donc ils ont décidé de faire un an de voyage en Asie à la fin de leurs études. Ils sont déjà allés en Thaïlande, à Myanmar, au Cambodge et au Vietnam avant Taïwan. Au Vietnam, ils ont pu travailler très facilement en tant que professeurs d’anglais dans une école publique (ils ont eu le travail en une semaine). Les élèves de Jess avaient entre 12 et 15 ans et quand elles leur demandaient quels sont leurs loisirs pour faire la conversation, ils répondaient « étudier ». Une culture différente… !

Le lendemain, on s’est réveillé à 7h pour avoir le bus de 8h30 à la gare de Hualien.

J’ai eu un petit problème avec ma carte de transport qui est supposée marcher dans toutes les villes de Taïwan, mais comme j’ai un forfait spécial, elle ne marche qu’à Taipei donc je devais payer le bus.

En tout cas, on s’est trouvé une place dans le bus blindé, et c’est parti !!!

Arrivés au parc, nous nous sommes séparés pour faire différentes randonnées. Jess et Lewis voulaient aller jusqu’au bout pour faire la rando la plus dans les terres (à gauche sur la carte ci-dessous) et avec David nous voulions faire une longue rando, plus près, la Shakadang Trail (à droite sur la carte).

Et c’est parti pour notre rando avec David !

On longeait les gorges en marchant sur un chemin assez plat qui passe sous la roche. Le paysage était magnifique.

Souvent, on rencontrait d’autres randonneurs / touristes. Une péruvienne, un allemand, et beaucoup de taïwanais qui ont des jours de vacances en ce moment pour le nouvel an chinois.

J’ai beaucoup observé la flore, qui témoigne d’un climat très tropical. C’est la première fois que je découvre ce genre de climat.

Et j’ai vu le premier singe de ma vie dans son milieu naturel (en dehors d’un zoo) !! 😀

Sur le retour, nous nous sommes arrêtés pour manger un peu à des stands touristiques. On sent que cette partie-là du parc est très aménagée pour les touristes ! Et la rando qui devait durer 4 à 6h, était en fait plutôt une balade de 2h ;D

Nous avons donc décidé de faire une autre rando : la Changchun Shrine Trail. Cette rando n’était pas très loin donc on pouvait la rejoindre à pied sans prendre le bus.

Un panneau indiquait que le son des cloches était considéré comme un symbole culturel fort. On en trouve énormément dans les temples bouddhistes japonais notamment. Les cloches sont utilisées pour marquer le passage du temps et le son de la cloche est réputé pour apporter le calme et installer une atmosphère propice à la méditation.

Après avoir sonné la cloche, nous sommes redescendus par l’escalier et nous avons fait un petit pique-nique dans un endroit merveilleux.

Puis David a pris un bus pour revenir à l’auberge, et moi j’ai pris un bus pour aller faire une rando ! Il était 14h et je voulais profiter encore de ce temps en pleine nature, sachant que c’était ma seule journée prévue pour cela.

Quelques images de ma dernière rando (celle-ci était vraiment en pleine nature pour le coup, et beaucoup moins touristique que les deux précédentes) :

La nature était extrêmement apaisante. La lumière, la forme des arbres, l’air pur de la montagne, c’était parfait pour finir en beauté.

J’ai appris que les japonais avaient frayé ces chemins de montagne pour exploiter l’or placérien des rivières, qui appartenaient aux tribus aborigènes qui vivaient là. Ils avaient aussi construit des routes (sur lesquelles passent aujourd’hui les bus).

Et cette journée bien remplie s’est achevée ainsi. Un repos bien mérité était nécessaire en revenant à l’auberge, ainsi qu’un bon dîné partagé avec les anglais !

Le lendemain matin, je me suis levée aussi très tôt pour pouvoir profiter de la ville de Hualien avant de repartir (mon train était à 14h).

La ville m’a donné l’impression d’être plus à taille humaine que Taipei. Beaucoup plus petite en taille, mais aussi en hauteur car les bâtiments sont deux ou trois fois moins grands.

La ville est située au bord de l’océan donc j’en ai profité pour voir les vagues. Ce n’était pas du tout pratique pour accéder à la côte (aucun passage aménagé pour piétons).

Je me suis ensuite baladée dans la ville et j’ai découvert plusieurs endroit très sympas ! J’ai mangé au KFC (honte à moi) (mais j’avais envie de frites !) et un retraité taïwanais est venu me tenir compagnie pendant mon repas !

Et puis je suis repartie en train. Il faisait très beau ! Comme un jour de printemps !