La semaine du 20 au 25 janvier

Est-ce que je manquais d’idée pour le titre ? Oui totalement !! 😀

En même temps, je vais vous parler de ma semaine, et j’ai simplement fait différentes choses, donc je n’arrivais pas à trouver mieux ^^

Je vais donc écrire cet article jour par jour, du lundi au vendredi. Je mettrai beaucoup de photos (beaucoup beaucoup) et quelques infos culturelles.

Lundi 20.01

Ce lundi, je ne suis pas allée comme d’habitude au cours de chinois. Car j’ai décidé d’arrêter les cours définitivement. J’ai remarqué que je n’étais pas assez motivée pour progresser vraiment car je ne pense pas avoir l’utilité tout de suite d’être bilingue en chinois. Je me débrouille avec quelques mots dans les magasins ou les restaurants, et pour le reste, je parle en anglais. Je préfère apprendre le chinois par moi-même, en menant mon enquête sur la langue, et les cours étaient trop durs et intenses pour quelqu’un de pas assez motivé car on apprend en même temps les caractères écrits et la langue parlée.

J’ai donc été plutôt à la découverte de la ville, pour voir des endroits que je ne connaissais pas encore.

Je me suis ainsi donné pour objectif d’aller marcher dans un grand parc à l’ouest de la ville que j’avais remarqué depuis le train en venant de l’aéroport. C’est une immense étendue de pelouse, qui parait presque surnaturelle dans une ville comme Taipei.

Mais avant cela, je suis passée par la station Minquan W. Rd, et comme je n’étais jamais descendue à cette station, j’ai été regarder un peu le quartier par curiosité. Je suis tombée sur un marché de jour en marchant un peu !

Dans toutes les stations de métro, il y a des toilettes publics gratuits :

Et parfois il y a aussi des salles pour allaiter :

Après ça, j’ai pris le métro pour aller au fameux immense parc (le New Taipei Metropolitan Park), à la station Sonchang.

Le parc était rempli de sculptures et de décos ! On ne s’y ennuie pas ! Il y a aussi un coin de jeux pour enfants, des endroits où s’asseoir, une rivière (où j’ai croisé un pêcheur). Le point négatif du parc est que les bâtiments tout autour sont très moches (couleur papier toilette). Donc on se sent un peu oppressé par ces bâtiments malgré l’étendue.

En sortant de la station de métro, on ne voit pas du tout le parc. Il est en fait derrière ce ce mur que l’on voit dans le fond.

Mardi 21.01

Mardi soir, j’ai dîné avec Aurora (mon amie taïwanaise qui m’a donné des cours de chinois en France) et deux amis à elle (taïwanais et français) : Jeff et Gauthier. Nous avons mangé dans le restau LI YUAN.

En dessert, nous avions des citrouilles au sésame et un gâteau à la coco et au haricot rouge !

Nous avons parlé de l’esthétique des bâtiments (les taïwanais n’avaient pas pour priorité l’esthétique jusqu’à aujourd’hui mais ça a tendance à changer notamment pour la gestion des espaces publics : parcs, magasins… car Taïwan a aujourd’hui un PIB légèrement supérieur à la moyenne de l’UE et est classé 19e puissance économique du monde !).

Nous avons parlé du nouvel an => l’année 2020 est une année où beaucoup de couples taïwanais vont sûrement se marier car « Èr líng èr líng » (2 0 2 0) sonne comme « Ài nǐ ài nǐ » qui signifie « je t’aime je t’aime ». Et d’ailleurs « Wǔ èr shí » (le 20 mai) leur fait penser à « Wǒ ài nǐ » (je t’aime) donc le 20 mai est une fête des amoureux, tout comme le 14 février. C’était marrant de voir qu’ils construisent toute une symbolique autour de sonorités qu’ils rapprochent.

Après le dîner, nous avons découvert un endroit qu’Aurora nous a montré où l’on peut payer pour rester le temps qu’on veut et profiter d’un lit, d’une télé, d’un ordinateur, de livres, de boissons, etc. C’est un bon truc à savoir !

Mercredi 22.01

J’ai passé la soirée avec Julie à Hua Shan (zone industrielle réhabilitée en centre culturel).

Dans le métro pour y aller, j’ai observé un peu le style vestimentaire des taïwanais :

Puis dans la rue :

Et voici Hua Shan (ancien centre industriel avec plusieurs bâtiments devenu aujourd’hui des magasins, restaus, salles de concert..) :

Avec Julie, on a joué à FARBEN en mangeant !

Jeudi 23.01

Jeudi à 16h30 j’ai rejoint Aurora pour qu’on se fasse masser toutes les deux ! Le massage coûtait 27 euros pour 1 heure, et se décomposait en deux parties : 30 minutes pour les jambes et les pieds puis 30 minutes pour le dos, la nuque et la tête.

J’ai beaucoup aimé car c’était vraiment bien appuyé et je sentais que des parties de mon corps étaient reliées entre elles (quand le masseur a appuyé sur mon mollet, ça m’a fait qqch dans le ventre par exemple). Et pendant le massage du dos, chaque pression était tellement intense que j’étais obligée de lâcher-prise totalement pour apprécier. Je me suis sentie complètement soumise quand le masseur m’a appuyé fort dans la nuque, comme un animal qui est pris par la nuque par sa mère.

Avec Aurora, nous sommes ensuite aller au restaurant où travaillent ses parents 🙂

On a mangé des intestins de porcs ! Ça a un peu le même goût que l’andouillette !

Vendredi 24.01

Ce vendredi, Mario m’avait invité à manger chez lui avec d’autres amis. C’est lui qui cuisinait avec son coloc (ils ont cuisiné de la nourriture espagnole => ils viennent tous les deux du Pays-Basque).

Nous avons fêté ensemble le nouvel an chinois ! La vraie date, c’est aujourd’hui, le 25 janvier (selon le calendrier lunaire). Mais en fait, le nouvel an chinois dure pendant une semaine : il y a des jours fériés pour les taïwanais, tout le monde se retrouve en famille, dans la rue, la plupart des magasins et restaurants sont fermés, et c’est finalement un des moments les plus calmes de l’année !

Pour marquer l’occasion, on a fait des dessins avec Julie (l’année 2020 est l’année du rat selon l’astrologie chinoise) :

Dans la rue, les habitants brûlent des papiers dorés et argentés => selon la tradition bouddhique, ce jour est celui du pardon des péchés des défunts, ce qui veut dire que la peine de ceux qui sont aux Enfers est à, cette date-là, remise d’un jour. C’est pour cette raison que beaucoup de gens achètent des papiers dorés pour les offrir en sacrifice aux ancêtres.

Ici le feu vient soit des papiers brûlés, soit des pétards (car quelques taïwanais envoient des pétards dans la rue, même si c’est à priori illégal).

Bon nouvel an chinois à tous !! Bonne année à tous les rats du monde ! 😀

Night market et trucs mignons

Vendredi soir, je suis allée au night market de Shilin. C’est le plus connu à Taipei si l’on en croit les guides touristiques. Je n’y avais encore jamais mis les pieds et c’est vrai qu’il était plutôt sympa ! Après personnellement j’aime bien aussi celui du quartier de Ximen (il est un peu plus spacieux).

C’est Julie, la française que j’avais rencontrée pendant les cours de chinois, qui m’a proposé d’y aller avec elle et une amie à elle qui est taïwanaise et s’appelle Emma. C’était une soirée très sympa où nous avons encore testé plein de trucs à manger, et où nous avons pas arrêté de nous exclamer « ohhhhhhh » devant tous les trucs mignons qu’on voyait dans les différents stands. Car dans les night market, on trouve vraiment de tout : pharmacie, parapluie, jeux, habits, sacs, etc.

Pour cet article, je vais procéder ainsi : je vais mettre les photos que j’ai prises dans l’ordre (tant pis si ce n’est pas par thème « bouffe », « mignon », …) et je vais les commenter en-dessous. 🙂 J’espère que cela vous ira !

Cette photo a été prise en sortant de la station « Jiantan », au nord de la ville. J’ai voulu montrer à travers mes photos à quel point on voit des trucs mignons partout dans Taipei (j’en avais déjà parlé dans un autre article, mais pour moi c’est vraiment quelque chose qui définit la ville, donc je me permets d’insister encore ^^ ahah). Ici par exemple, on voit une sorte de souris (ou est-ce un autre animal ?) énorme et trop mignonne sur les grands panneaux publicitaires.

Zoom sur la souris rose (si c’est bien une souris… => je suis un peu nulle pour reconnaître les animaux !)

Dans la rue, à côté du night market. Ici on a : un grand panneau avec mickey, des couleurs rose bonbon, un petit cœur rouge, une petite fille avec des couettes avec un soda à la main sur un présentoir. Bref, je vous invite à regarder tous les petits détails et vous verrez qu’on peut vite trouver plein de trucs mignons !! (Moi j’adore !!) (et d’ailleurs je vais beaucoup répéter les deux termes « trucs » et « mignons » !)

Ça y est voici l’entrée du night market ! Julie a gentiment proposé de me prendre en photo !

Et là on voit Julie et Emma !

Dans un magasin de parapharmacie, sur le marché, on trouve des chouchous, des brosses, des petites serviettes, et bien sûr, des marques avec des logos trop mignons comme un petit ours qui lève le bras et sourit !

Et à la caisse du magasin, des serviettes hygiéniques avec un chat trop mignon qui dit « ultra soft » !

Ensuite on passe devant un store de jeux avec des machines dans lesquelles on peut attraper des objets. Julie et Emma tentent leur chance mais on sent que c’est pas fait pour qu’on gagne…rhm rhm. Les taïwanais adorent ce genre de machines et on en trouve un peu partout dans les rues de Taipei. C’est ouvert 24h/24 pour attraper les enfants ou les adultes qui ont des sous en trop dans leur porte monnaie.

Avec tous ces objets mignons on en oublierait presque qu’il faut aussi des objets… pas mignons ! pour attirer tous types de joueurs !

Ensuite on passe devant des chaussettes mimi

Puis des portes-clefs mimi ! (ohhhhhhhh)

Ça c’est le genre de magasin qu’on trouve dans le night market. Le prix des vêtements est le même que dans un magasin classique, mais ici au moins, on peut acheter jusqu’à minuit ! (J’ai pris cette photo car j’aimais bien le logo « happy 🙂 »)

Ci-dessus, plusieurs photos de trucs mignons. (ohhhhhhhh)

Puis on passe à la bouffe :

Un truc en forme de champignon à la coco. (Qui faisait un peu penser dans le goût et la texture aux perles coco qu’on trouve en dessert dans les restaurants asiatiques) (sauf qu’il n’y avait rien dedans)

Ça c’est un truc qu’on n’a pas acheté, mais j’aime bien la photo car la vendeuse s’est prise au jeu ! (ce sont des grands champignons poêlés)

Ici on a des brochettes avec du porc, du tofu, et du chou. Ça, on l’a pris pour se partager et c’était plutôt bon !

Ici on a des coquillages. (là encore, j’aime bien la photo, mais on n’en a pas acheté)

En marchant nous sommes passées devant un temple !

Et là c’est le night market.

Ici, on a un smoothie à la papaye ! J’en ai pris un verre et c’était délicieux ! (D’habitude les boissons à Taïwan sont très sucrées mais là j’étais surprise car ça ne l’était pas)

Le genre de hot dog taïwanais. (pas testé)

Des petites billes gluantes et sucrées servies dans un petit pot ! (pas testé)

La fin d’une petite brochette avec une saucisse entourée de riz gluant. (testé et plutôt bon => mélange de sucré / salé / épicé)

Encore un peu de trucs mignons !! (ohhhhhhhh)

Les fruits de Taïwan !!

Un mec avec des cheveux bleus qui animait un stand de tirs sur ballons. (et qui a bien capté que je le prenais en photo…. oups..)

Et voilà ! Et encore joyeux noël !!! Ah non ! Bonne année plutôt !!

(Cette dernière photo a été prise dans un bar extérieur où nous sommes allées avec Julie => en bas à droite de la photo, c’est la table autour de laquelle nous étions assises)

A noter que la bière taïwanaise (Taiwan beer) est très bonne !

PS : le saviez-vous ?

« C’est mignon !! » se dit « kě ài ! » en chinois. Avec ces caractères : 可爱!Le caractère 可 (qui s’écrit « kě » en pinyin) peut s’utiliser dans différents contextes donc il n’a pas vraiment de signification. Par exemple, la traduction du verbe « pouvoir » est « Kě yǐ » en chinois. Et le caractère 爱 a par contre une jolie signification car c’est l’Amour !

Ainsi, devant quelque chose de mignon, on peut s’exclamer : « kě ài ! » Ce qui, en japonais, donnerait « Kawaii » (prononcé « kawahiii »).

Pourquoi je donne aussi la traduction japonaise ? Car la tradition des trucs mignons partout vient du Japon et a été importée à Taïwan quand l’île était une colonie japonaise.

Taipei, ville nature

Hello !! Me revoilà ! Je n’ai pas écrit depuis quelques temps et parmi les évolutions, il y a depuis le début de la semaine de nouvelles personnes avec moi en cours de chinois ! 🙂

Je vous présente rapidement leur parcours, que je trouve toujours très intéressant :

Luca est brésilien, il s’habille et se coiffe de façon stylée, il connait déjà le japonais et le coréen et maîtrise l’écriture des caractères chinois. Ce midi, je lui ai demandé de me raconter un peu sa vie et j’ai appris qu’à seulement 21 ans, il avait déjà vécu en Argentine, au Japon (où il a gagné sa vie en étant top model notamment), en Corée, puis au Brésil (études de relations internationales), aux Etats-Unis, et maintenant à Taïwan. Waouh. Il a aussi voyagé en Europe : au Portugal (qu’il a trouvé ennuyant), en France, en Espagne et en Angleterre. Il n’a presque jamais dépendu de l’argent de ses parents car il a toujours trouvé un travail et a pu mettre de côté. Cela me fait encore une fois me rendre compte à quel point tout est possible dans la vie !

Il y a aussi Asahi, japonais, 23 ans. Et Julie, 28 ans, française. Tous ensemble, nous apprenons à nous découvrir, nous mangeons ensemble le midi et prévoyons des sorties ! Julie a comme moi un PVT et elle voudrait rester un an à Taïwan. C’est la première fois qu’elle part seule, pour vivre son aventure. Elle était déjà allée en Chine dans le cadre de ses études, et cela fait quatre ans qu’elle rêve de revenir en Asie. Son travail : faire de l’audit pour une banque. Elle compte trouver un travail à Taïwan et apprendre le chinois !

Bon maintenant je vais parler un peu plus du sujet de l’article à savoir : Taipei, ville nature.

Pourquoi « ville nature » ?

A Taipei, on ne voit pas beaucoup la nature : les immeubles sont immenses, la ville est gigantesque, partout il y a des magasins, des lumières, des scooters, des camions. Il y a peu de grands parcs et quand je suis dedans, je ne retrouve pas l’impression de nature et de fraîcheur car je suis entourée de bâtiments très imposants. Alors pourquoi ai-je intitulé cet article « Taipei, ville nature »? ^^ Et bien, j’ai eu cette réflexion : à Taipei, je me sens assez éloignée de la nature, et pourtant je ressens aussi que la nature me manque peu. Comment est-ce possible, moi qui étouffe à Paris ou dans d’autres grandes villes ? Et bien, en me posant cette question, une réponse m’est venue : peut-être que la ville de Taipei a quelque chose qui me rappelle la nature. Peut-être que je trouve cette ville vivante, que la construction un peu primaire des bâtiments me fait écho, que les plantes un peu partout dans la ville lui donne un aspect végétal. Bref, je me suis mise à associer la ville à un environnement un peu sauvage. Et je voudrais illustrer tout ça par des photos 🙂

Les ventilos et tuyaux qui dépassent

Les poteaux qui ressemblent à des arbres

Avec leurs fils, les poteaux ressemblent à des arbres morts en hiver.

Les façades qui ont l’air vivantes

L’aspect bordélique

Le côté un peu mal entretenu

L’impression que ça bouge

Les bâtiments ne sont pas toujours bien droit, les routes montent et descendent…

Plein de tailles différentes

Les bâtiments peuvent varier entre très petits et très grands ce qui peut faire penser à une grande forêt avec plein d’arbres de différentes tailles.

La nuit, on s’enfonce comme dans une forêt

Beaucoup de plantes

Des imprévus et curiosités

On regarde à travers une grille et on voit des femmes cuisiner, on tourne la tête vers une porte ouverte qui montre l’intérieur d’un restaurant…

Parfois, l’environnement s’éloigne de la nature

… Mais on retrouve quand même les arbres…

… L’aspect curieux et imprévu en tournant la tête vers une petite ruelle ou en observant bien les choses…

Donc je ne sais pas si vous aurez ressenti la même chose que moi à travers toutes ces photos, mais je voulais vous partager mon impression ! 🙂 Je finis par quelques images en vrac ! 🙂

Bonne fin de semaine à tous !!

Wǒ jiào ài lín

Une semaine est passée depuis le dernier article. Je vais vous raconter un peu les nouveautés 🙂

Cours de chinois

Tous les matins, du lundi au vendredi, de 10h à 12h, je prends des cours de chinois à la TMC School.

Grâce aux cours, j’ai rencontré des personnes merveilleusement sympa, avec qui je suis sortie tous les jours pour découvrir de nouvelles choses dans la ville.

Par exemple, lundi 23 décembre au soir, nous avons été voir le festival des lumières de Banqiao. C’est un endroit de la ville où tous les bâtiments sont illuminés et où les arbres sont décorés pour noël.

Comme vous pouvez le voir, je suis en jupe car il fait toujours aussi chaud ici ! ^^

Voilà j’ai pris pas mal de photos ! 😉 😀 (Y en a encore plus sur mon PC !)

Mardi matin, c’est parti pour le 2è cours de chinois, à 10h !

Mardi après-midi, rien de spécial… Cuisine à l’appart, révision chinois, courses dans un magasin Bio et un Carrefour Market. Il y a de nombreux magasins Carrefour à Taïwan, dont un pas loin de mon appart, et c’est drôle car on peut trouver certains produits français et entendre des annonces en français dans le magasin !

Mercredi, c’était le jour de noël !

Le midi, nous avons mangé ensemble avec mes camarades du cours de chinois dans un restaurant de Dumplings (le même que celui que j’avais évoqué dans mon dernier article) :

Et le mercredi après-midi, nous sommes allés à Tamsui : un quartier tout au nord de la ville, qui se trouve à l’embouchure du fleuve. C’était apaisant de se retrouver face à l’océan.

Cette dernière photo, je l’ai prise car ça m’a fait rire de remarquer la nouvelle génération des chanteurs de rue : qui chante avec un Ipad + un Iphone + un chargeur. Ça me fait penser aux taxis qui ne connaissent plus les rues car ils n’utilisent que le GPS.

Jeudi, nous nous sommes rejoint l’après-midi dans un club d’escalade.

Ça m’a fait très plaisir de retrouver l’escalade de bloc, que je pratiquais aussi à Berlin ! Les jours suivants j’ai eu des grosses grosses douleurs dans les avant-bras et le dos…. c’est que j’ai bien donné mon max !! ^^

Le jeudi soir, nous sommes allés dans un marché de nuit dans le même quartier que le mur d’escalade. Nous avons encore testé différentes choses à manger, et certains d’entre nous ont fini la soirée par un massage de pieds ! (il y a toujours des stands de massage dans les marchés de nuit !!) Moi, je suis rentrée pour me coucher 🙂

Vendredi, nous avons testé une boîte de nuit avec Raoul.

A noter : dans les clubs taïwanais, il y a la police qui vient à 1h pour checker nos passeports (cela dure une heure et pendant ce temps, la musique est arrêtée et toutes les lumières sont allumées, alors que juste avant on était en train de danser à fond ^^), il y a des gogo-danseuses qui viennent à intervalle régulier danser sur scène devant le DJ, et il y a des carrés VIP où les gens boivent du champagne et où les filles finissent complètement bourrées en vomissant… Expérience pour le moins intéressante !

Ainsi, ma semaine de cours se finit sur cette note musicale !

J’avais envie de parler un peu plus de ce que je pense de la langue chinoise, et de ce que j’ai remarqué, pour conclure sur cette partie intitulée à la base « Cours de chinois ».

Je trouve qu’à travers une langue, on trouve souvent des clefs pour comprendre une culture. Voilà ce que j’ai pu observer :

1- Les tons :

Il y a 5 tons en chinois, j’en parlais dans un article. J’ai discuté avec un taïwanais qui m’a dit que comme il y avait ces tons, impossible de changer les tons des mots en fonction de nos émotions. Chaque phonème a un ton, et on ne le change pas. On ne monte pas la voix à la fin d’une question, on n’appuie pas un mot plutôt qu’un autre, etc.

Ça en dit quelque chose sur la gestion différente des émotions qu’ont les asiatiques par rapport aux européens. La langue a été construite de telle manière qu’il est déjà préférable de garder son émotion pour soi.

2- La grammaire :

En chinois, les structures sont très simples. Les verbes ne sont pas conjugués, les pronoms personnels non plus. Je t’aime se dit « moi aimer toi » (wo ai ni).

De plus, certains mots sont répétés, comme si le seul moyen de mettre un mot en valeur, c’était de le répéter. Ex : « man man lai » (lent lent viens) = prends ton temps. Ou bien « yi dian dian » (un peu peu) = un peu.

Cela donne l’impression d’une façon de pensée logique, pratique, qui va à l’essentiel.

Pour dire au serveur qu’on veut l’addition, on ne dit pas « excusez-moi, on pourrait avoir l’addition s’il vous plait ? » (avec la formule de politesse, le conditionnel joli, le « on » plus subtil). On dit : « je veux payer » (wo yao maidan).

Pareil, cela peut en apprendre sur l’esprit chinois. Le but n’est pas spécialement d’être poli ou de parler de façon « jolie ». En français, la langue est clairement construite de façon esthétique. Là, la communication se rapproche plutôt d’une base simple d’échanges de mots et de sens.

C’est en tout cas l’interprétation que j’en ai.

Dimanche : visite de la ville d’Hsinchu

Ce dimanche, je suis allée voir une ancienne collègue taïwanaise, qui habite en ce moment en France, et qui est venue à Taïwan pour voter pour les élections de janvier.

C’est en discutant avec elle que j’avais découvert ce pays. Et c’était pour moi très symbolique de la rencontrer ici. C’était d’ailleurs assez irréel de la retrouver à l’autre bout du monde, dans sa culture.

Elle a été une guide incroyable pour me faire découvrir sa ville natale. J’ai juste eu quelques problèmes pour la retrouver en train… (j’ai pris un train à grande vitesse qui m’amenait, je le pensais en tout cas, à la gare de Hsinchu, mais en fait non, il m’amenait à une gare d’où je devais ensuite prendre un train, et je me suis arrêtée à une mauvaise station, donc j’ai dû prendre un nouveau train, et je suis arrivée finalement 2h après l’heure prévue !^^ Les aléas d’être dans un pays où l’on ne comprend pas les indications ^^).

J’ai commencé par manger, puis nous sommes allés découvrir la porte de l’ancien château (apparemment chaque ville de Taïwan avait auparavant un château) :

Pour rejoindre cette porte, nous passions par un souterrain dans lequel des post-it ont été déposé pour soutenir Hong Kong :

Ensuite nous avons poursuivi la visite par un grand marché, qui autrefois (dans les années 1950) était le point de commerce pour faire circuler les produits de Taïwan vers la Chine. Il y avait à l’époque 330 boutiques. Ce marché a ensuite été fermé et il est resté un lieu fantôme pendant 30 ans. Depuis seulement 3 ans, il est de nouveau ouvert au public. Des entrepreneurs ont décidé d’en faire un lieu vivant avec des restaurants et des commerces.

De nombreuses boutiques ne sont pas encore réaménagées. Sur la photo ci-dessus, on peut voir qu’au dessus des boutiques se trouvait la maison du commerçant. C’était un endroit absolument exigu pour vivre mais ça permettait d’être directement sur son lieu de travail.

Dans ce marché, qui s’étendait sur 3 étages, on trouve le tout premier escalator de la ville ! Qui ne marche plus aujourd’hui ! ^^

Certains habitants vivent encore dans le marché !

Nous continuons la visite dans la nuit et sous la pluie avec le temple.

On voit un peu le toit du temple sur cette photo. Suru (mon amie taïwanaise) m’explique que près des temples, il y a toujours de quoi manger : des marchés de rue, des restaurants, des marchés intérieurs. Et donc parfois quand on a faim à Taïwan, on a juste à trouver l’adresse d’un temple.

Suru me parle du temple : c’est celui du chef des morts. Ce chef décide si on rejoindra le soleil à notre mort ou pas, et fait le lien avec les membres de notre famille qui ne sont plus en vie. Dans un temple, on rentre toujours par le droite (c’est la bouche du dragon) et on sort par la gauche (la bouche du lion).

Les gens prient le chef des morts en utilisant ces petits bouts de bois rouges. La procédure est celle-ci : on pose une question au chef (une question qui porte sur les membres de notre famille qui sont morts : savoir s’ils sont fiers de nous ou pas, etc.), puis on lance les deux morceaux de bois. Selon la face (arrondie ou plate) sur laquelle les morceaux retombent par terre, la réponse sera « oui », « non » ou « je ne sais pas ». Et on peut reposer la question autant de fois que l’on veut jusqu’à avoir la réponse voulue.

Sur cette photo, on peut bien voir le mélange entre taoïsme et bouddhisme dans un même temple. Le gros bouddha que l’on voit en arrière plan (c’est le bouddha qui apporte la joie) représente la religion bouddhiste ; et la sculpture du premier plan (c’est le dieu qui aide à réussir ses examens) représente la religion taoïste. Suru me dit qu’elle pratique facilement les deux religions ensembles.

Enfin, nous finissons la visite sur des maisons à double étage de style japonais (qui datent de l’avant guerre).

Et nous buvons un thé au lait dans une de ces vieilles maisons, à l’étage.

Le style est conservé tel qu’il était à l’époque. Suru est super contente car elle n’est encore jamais rentrée dans ces maisons. Nous finissons la journée sur des belles discussions et je repars à Taipei, ravie de cette visite !!

Bon réveillon du nouvel an à tous !!

PS : pourquoi j’ai appelé cet article « Wǒ jiào ài lín » ? Cela signifie « Je m’appelle Ai Lin ». C’est le nom chinois que ma prof m’a donné. Les noms sont choisis en fonction des sonorités (dans « Ai Lin » on retrouve le « A » et « line » d’Apolline) et en fonction de la signification des caractères. Ici, le  » ài « , qui s’écrit ainsi 艾, a une belle signification car il évoque la beauté, et le  » lín  » (琳) représente une pierre précieuse.

Mon chi moi

Toujours un peu difficile de trouver un nouveau titre pour mes articles ^^ Je décide aujourd’hui de faire un jeu de mot de ouf qui tue. Je vais vous parler de mon chez-moi : chez-moi au sens propre (mon appart) et chez-moi au sens plus large (ville, langue, culture, nourriture).

Samedi

Samedi, c’est mon dernier jour avant d’emménager. Mes amis de l’auberge sont tous repartis, alors je décide d’aller découvrir seule le vieux quartier de Taipei, nommé Ximending. Je commence par le Peace Park et le musée national de Taïwan.

Le musée national présente l’art aborigène australien et taïwanais. C’est assez dingue d’imaginer que les autochtones sont encore présents dans le pays et vivent selon un mode de vie totalement opposé à celui de la capitale !

Après ça, je passe devant le bureau présidentiel puis j’arrive à la station de métro « Ximen ». Tout de suite, je sens une atmosphère nouvelle : les bâtiments sont moins hauts, les rues grouillent de monde, les jeunes boivent un coup ou mangent dehors. Cet ancien quartier, aussi appelé « Wanhua », est le lieu où les chinois se sont installés au début du 18ème siècle.

Aujourd’hui, ce quartier attirent les jeunes, qui aiment le côté « old school » !

Je voulais m’approcher du fleuve pour voir de l’eau (la nature me manque un peu ici, et j’aime me balader au bord de l’eau !) mais je suis tombée sur ça :

Nooooooonnnn !! Une grosse construction en hauteur (un train ?) empêche de voir l’eau !! Cela change tellement de l’Europe où les bords de fleuve sont toujours aménagés pour les piétons !

Le midi, j’ai mangé un sandwich sucré. Je continue de tester la nourriture, tout en étant un peu sceptique quant à la digestion dans mon estomac… Goûter, mais faire attention tout de même ! Parfois je regrette d’avoir mangé certaines choses ^^ Et c’était le cas samedi :

Mais bon, je me rattrape le soir avec un restau sympa, « The Corner Pit », dans le quartier de la tour 101 près de mon auberge :

Dans le restau, il y a beaucoup d’écrans télé, et des jeux de fléchette :

Je me fais la remarque qu’ici à Taïwan, il y a toujours qqch pour occuper le regard quelque soit l’endroit où l’on est : les restaurants sont remplis d’écrans (avec différents programme TV) ; les rues scintillent de néons, caractères chinois et publicités géantes ; les stations de métro nous font patienter avec des écrans, etc. Comme si l’ennui était un peu redouté ! Au moins là, c’est sûr, pas de quoi se sentir isolé !

Dimanche

Dimanche, c’est le jour où j’emménage dans mon appartement ! Je prends quelques photos de mon auberge avant de la quitter :

Et je pars à 10h, direction la station « Jingan », pour m’installer dans mon CHEZ-MOI !!

Tadaaa !! Voici la chambre !!

Je passe la journée du dimanche à déposer mes affaires, décorer, mettre les draps, acheter de nouvelles décorations, … et à la fin de la journée, la chambre ressemble à ça :

Je suis d’ailleurs tombée amoureuse d’une boutique : 9×9 stationery expert. Ils y vendent plein de trucs trop mignons : des blocs notes, des stylos, des stickers, des doudous,etc.

Et j’ai un peu dévalisé le magasin ^^

Mais bref, je continue la présentation de l’appart avec l’espace salon :

La cuisine :

Et la salle de bain :

Je kiffe mon appartement !!

J’ai pu aussi discuter un peu avec mes colocs : Sönke (allemand) et Luca (français). Ils sont tous les deux arrivés en septembre. Sönke apprend le chinois et Luca finit bientôt son semestre à l’étranger dans le cadre de son école de commerce.

Le dimanche soir, en allant manger, j’ai découvert qu’il y avait un bar à jeux de société juste à côté de chez moi ^^ (quelle coïncidence !!)

Lundi

Ce lundi 23.12.2019 matin, je retourne à l’école de chinois pour reprendre cette fois-ci avec un niveau plus simple.

En y allant, je prends quelques photos de mon quartier :

Ça c’est ma rue !

Et la rue à droite de cette photo, c’est aussi ma rue (mais vu de l’autre côté !) ^^

Et ça c’est l’étage de l’école (à Taipei les immeubles sont tellement grands qu’on trouve un coiffeur au premier étage, une banque au deuxième, une école au troisième, des bureaux au quatrième, etc) :

Pendant le cours, nous commençons par nous présenter. Les étudiants sont : Markus (autrichien), Mario (basque), Sergiane (brésilienne vivant au Canada), Raul (mexicain vivant au Canada avec Sergiane) et Nick (américain). Tous ont l’air super motivés ! Ils parlent beaucoup, posent des questions, s’intéressent vraiment à la langue !

Ça fait plaisir !! Je sens que je vais progresser vite grâce à ce groupe !

Nous décidons d’ailleurs d’aller manger ensemble le midi, et je découvre par là même un bon restau de ravioles (dumplings) : Ba Fang Yun Ji Dumpling.

Et puis c’est tout pour aujourd’hui ! Je pense que vous avez un bon aperçu de mon chez-moi 🙂 🙂

Petites remarques sur la vie ici

  • Un peu partout, il y a des messages pour nous dire de faire attention (en anglais et en chinois) => dans le métro des images montrent comment on peut se défendre et qui appeler en cas de pb, sur les marches des escaliers il est écrit « mind your step », aux toilettes on nous rappelle de ne pas oublier nos affaires, etc. Je me sens globalement plus assistée ici qu’en France. Chaque problème auquel on pourrait être confronté semble être pris en considération.
  • Je vois plein de décorations trop mignonnes ! Sur les menus, sur les collants des enfants, sur les affiches, on voit des petits animaux trop choupinous !
  • Le papier toilette se jette souvent dans une poubelle et pas dans les toilettes ! Apparemment c’est pour éviter de boucher les canalisations…
  • L’eau du robinet n’est pas toujours potable : il faut acheter des bouteilles !
  • Certaines personnes portent des masques sur leur visage : a priori ce n’est pas tant pour se protéger de la pollution (bcp moins problématique qu’en Chine), que pour se protéger des rhumes et autres maladies qui pourraient provenir des autres habitants.
  • Pour acheter une carte sim, il faut montrer son VISA et dire combien de temps on reste ! (J’ai acheté un carte sim taïwanaise hier et ça a pris du temps!)
  • Les bâtiments me paraissent assez rudimentaires (l’architecture est ce qui me choque le plus à Taïpei) mais pour autant, c’est surtout parce que mon œil d’européenne est habitué à des beaux immeubles, propres, jolis. Du coup, quand je me balade, j’ai la sensation première de pauvreté et de danger alors que ce n’est pas le cas : les rues sont très paisibles et il n’y a, m’a-t-on dit, aucun quartier « qui craint » à Taipei.
  • Globalement, je me sens très chill ici. Je pense que c’est en grande partie dû à la météo : il fait toujours chaud ! L’air est assez dense et ça donne une atmosphère assez rassurante : comme si on était enveloppé !

	

Rencontres au petit-déjeuner

L’avantage d’être en auberge de jeunesse, c’est qu’on fait des rencontres ! En quelques jours, j’ai pu échanger avec de très riches personnes, et j’aimerais vous les présenter.

Rachelle (Pays-Bas)

Tout commence au petit déjeuner. Dans l’auberge, il y a seulement une table autour de laquelle s’asseoir, donc on est obligé de manger ensemble 🙂 La première question, toujours la même : « where do you come from ? ». Mercredi matin, la réponse était « From Netherlands, i’m Rachelle ». Puis le dialogue est lancé et rapidement, nous décidons d’aller visiter la ville ensemble. Dans le dernier article, j’ai posté des photos de cette visite, mais je n’ai pas vraiment parlé de Rachelle.

Infirmière de métier, elle a mis de l’argent de côté pour partir 2 mois et demi en voyage au Népal puis aux Philippines. Elle n’avait pas prévu de passer par Taipei au départ mais les billets d’avion étaient beaucoup moins cher de Taipei pour retourner chez elle donc elle a improvisé une dernière semaine ici. Au Népal, elle a fait de la randonnée et suivi une semaine de formation à la méditation. Cela lui a permis de se recentrer à la fois sur la Nature et sa nature propre. Aux Philippines, elle est restée 6 semaines sur une île pour faire de la plongée. C’est une habituée des voyages et elle ne se voit pas vivre sans. Elle aime improviser, n’a pas peur de prendre des billets au dernier moment ou d’arriver dans une auberge de jeunesse le jour-même pour trouver une chambre. Motivée et enthousiaste, elle se nourrit de ces aléas, des rencontres, des coups de chance.

Une famille malaisienne

Jeudi matin, je commence à discuter avec des malaisiens. Toute la famille est présente : la mère, le père, les enfants et la tante. Ils sont là pour assister à la cérémonie de remise de diplômes d’une de leur cousine. Je leur demande s’ils aiment Taipei et la mère sort spontanément : « no, it’s boring here ! »

Ryan et Matt (australiens)

Puis, toujours le même matin, je demande à quelqu’un à ma droite -« Where do you come from? » -« From Australia, I’m Ryan ». Ryan est parti en voyage pour trois mois avec son ami d’enfance Matt. Ils sont d’abord allés au Japon, maintenant ils sont à Taipei, puis ils vont aller au Vietnam, Thaïlande, Cambodge, Singapour, Malaisie, Inde… bref ils se font presque toute l’Asie d’un coup ! Des voyageurs acharnés !

On décide de passer la journée ensemble avec Ryan, Matt et Rachelle. Nous allons visiter les temples au nord de la ville : Confucius Temple and Dalongdong Baoan Temple. Le quartier est assez touristique, je ne suis pas très fan. (Et puis je me sens un peu de trop dans ces temples religieux où l’on donne des offrandes aux Bouddhas… Je suis gênée d’être touriste là où certains prient).

Mais bon c’est quand même sympa : y a des tortues, un écureuil, et des dragons !

On finit la matinée autour d’un déjeuner tranquille.

Le jeudi après-midi, je retourne à l’auberge pour me reposer.

Le fait de cotoyer des gens qui voyagent si facilement donne envie de voyager encore plus ! Finalement, grâce à tous les outils qu’on a aujourd’hui (et en premier Google), c’est devenu beaucoup plus simple ! Ryan avait fait un voyage d’un an en Europe l’année dernière et il connait peut-être mieux l’Europe que moi ^^Il m’a donné son Instagram que vous pouvez aussi aller regarder : @ryanthompsonkino.

Le jeudi soir, nous nous retrouvons à nouveau pour aller au marché de nuit. Nous achetons plein de trucs différents ! Ryan et Matt se sont donné le défi de choisir quelque chose pour l’autre qu’il sera obligé de manger : ce sera une tête de canard pour Matt (avec le cerveau) et un intestin de canard pour Ryan.

Je mets une photo des têtes de canard => si vous ne voulez pas voir, faites défiler rapidement avec la souris ! 😉

Personnellement, je mange ce qu’ils appellent des « Xiaolongbao » :

Christie

Vendredi matin, même question, et la réponse est : « From Barcelona, but I live in Poland ». Christie a 52 ans, elle a vécu dans plein de pays (Etats-Unis, Brésil, Espagne, Pologne…). Elle a des amis partout et énormément de choses à raconter ! Encore une personne qui donne envie de parcourir le monde ! On dirait que les voyages ont vraiment façonné sa personnalité.

Lucas

A côté de Christie, Lucas, 20 ans, venu des Etats-Unis. Lucas est un vrai petit bonheur vivant. Tous les matins, il joue de la guitare dans l’auberge. Depuis un an, il travaille comme barista dans un café en Alaska. Il confie que son père gagne beaucoup d’argent mais n’a pas l’air pour autant heureux, et qu’il a décidé de vivre de pas grand-chose mais en profitant des petits plaisirs de la vie. Il me fait penser au personnage du film Into the Wild !

Tony

Vendredi soir, après une journée un peu mitigée (accueil peu sympathique à l’ambassade française, et recherche infructueuse de portable pas cher), je rejoins Rachelle, Tony, Chris et Lilian (la guide) pour un tour organisé par l’auberge de jeunesse.

Nous montons sur la montagne éléphant pour avoir une vue panoramique de Taipei :

Je vais dire juste deux mots sur Tony car cet article est déjà très long !

Tony est le seul homme sur la photo 😉 Il vit à San Francisco, il voyage grâce à son boulot, en 1990, il était engagé dans l’armée et a fait la guerre au Moyen-Orient. C’est la première fois que je rencontre quelqu’un qui a été au front.

VIVE LES RENCONTRES !

Un petit poisson dans un nouveau bassin

J’ai du mal à croire que je suis là depuis seulement deux jours et demi. Tel un petit poisson qui vient de sauter dans un nouveau bassin, j’ai activé tous mes sens, et j’ai été chercher la sécurité là où je pouvais. Ainsi, tout parait incroyablement rythmé et intense les premiers jours !

5 sens en éveil

Le premier et deuxième jour, c’est incroyable comme toutes mes sensations étaient exacerbées. La première réaction de mon cerveau devant autant de nouveautés était : « Aaaaah ! Je veux rentrer chez moi !!! »

Ce que je vois est nouveau : beaucoup de scooters sur la route, les lumières, les caractères chinois, les gens, les énormes bâtiments, un chien habillé en jean et T-shirt, un Macdo sur 4 étages…

Les bruits sont nouveaux : le grand calme des taïwanais, la douce musique qui annonce la venue du métro, le chant des éboueurs dans la rue.

Les goûts et les odeurs sont surprenants : lundi soir je suis allée dans un night market et j’ai senti une odeur nauséabonde s’en dégager. Apparemment, c’est le tofu puant qui sent comme ça, mais je crois aussi que ce sont les sauces et les fritures. Je choisis un plat avec du riz et du poulet frit dans une sauce. C’est plutôt bon mais dans la nuit j’ai mal au ventre. Il va falloir que je fasse attention à ce que je mange.

Même mes sensations corporelles sont différentes : je sens ma peau plus douce, ou bien des frissons dans les pieds. Tout mon corps est en train de s’adapter au nouvel environnement ! Je suis un petit poisson qui s’approprie son nouveau bocal.

Visite d’appartement

Pour se sentir en sécurité, le petit poisson commence par se trouver une maison. L’auberge de jeunesse est un premier appui mais ce n’est pas assez rassurant !

Dès lundi soir, je fais ma première visite. Je retrouve le propriétaire de l’appartement à la station Jingan. J’avais oublié, mais il parle français ! En fait, c’est un canadien. Il m’emmène à l’appartement. Nous marchons dans une rue calme, assez sombre, puis nous montons les escaliers pour arriver au 6e étage, et là je découvre un énorme salon, une chambre très cosy, un colocataire français hyper sympa et un prix de loyer à seulement 350€ par mois ! C’est une coloc à trois : l’autre colocataire n’était pas là mais il est allemand donc c’est trop cool pour pratiquer mon allemand ^^

Je reviens à l’auberge et je me dis : est-ce que ça sert que je visite d’autres appartements ? Celui-là est un peu loin du centre, mais c’est quand même une énorme chance que j’ai eu là ! Finalement, j’envoie un message au propriétaire en disant que je le prends ! Nous prévoyons du même coup de se revoir le lendemain pour signer le contrat !

Ainsi, hier soir, j’ai été signer le contrat pour mon nouveau chez-moi ! J’emménage dimanche ! Petit poisson se sent déjà beaucoup mieux !!

Cours de chinois

Lundi soir, même si j’étais très fatiguée par le décalage horaire, les nouvelles sensations et la visite de l’appartement, je voulais tellement m’intégrer que j’envoyai des messages pour prendre des cours de chinois. Le responsable d’une école communiquait avec moi sur l’application « Line » (équivalent de Whatsapp). Il me proposait de passer le lendemain matin, à 10h, pour tester un cours. Avec toute ma bonne volonté, j’acceptai.

Le lendemain, je suis fatiguée, je n’ai pas réussi à bien dormir, mais j’y vais. Allez !

Deux heures de cours qui m’achèvent littéralement. Le cours dans lequel j’étais était déjà pour un niveau un peu avancé (la leçon 5 du manuel), la prof ne parlait qu’en chinois, les élèves disaient des choses que je ne comprenais pas. Bref… mes efforts de concentration ont été poussé au maximum, mais après ça, je demandais à changer de cours.

Le responsable m’a alors proposé de revenir le lendemain pour tester un autre niveau. Sur le coup, j’ai accepté. Mais ensuite, en revenant à l’auberge, le petit poisson, satisfait d’avoir trouvé une école, satisfait d’avoir trouvé une maison, satisfait de connaître un peu mieux son environnement, a pensé : là, JE VEUX DORMIR !!! J’ai donc dit que je n’irai pas au cours le lendemain, que j’avais besoin de récupérer un peu avant de commencer les cours, et nous avons convenu que je commencerai avec la leçon 3 la semaine prochaine.

Découverte de la ville

Hier après-midi, j’ai donc dormi pendant 5h. Puis j’ai signé mon contrat, puis j’ai redormi jusqu’à 6h du matin. Aujourd’hui, je me suis levée avec l’envie d’explorer la ville. Jusque là, je ne m’étais déplacée qu’en métro donc je n’avais pas vu grand chose à part quelques rues par ci par là.

Je vais au petit-déjeuner de l’auberge à 9h et je rencontre une fille hollandaise, Rachelle, qui reste à Taipei jusqu’à samedi et me propose de visiter avec elle. Super !! J’avais justement envie de ne pas être seule !

Et voilà quelques photos de notre journée ci-dessous (en fait j’ai mis beaucoup de photos ! ^^) ! Au programme : marche de l’auberge jusqu’au mémorial de Chiang Kai-Shek, en passant par un super café-restaurant avec des chats et le Daan Park !

L’arrivée à Taipei !

Jusqu’au bout du monde

Le « jusqu’au bout du monde », que j’ai choisi comme titre pour mon blog, je l’ai bien senti dans l’avion entre hier et aujourd’hui ! C’est la première fois que je vois le soleil se lever à 23h !

Mais reprenons les choses dans l’ordre. Car mon voyage a commencé dès que je suis arrivée à l’aéroport de Paris Charles de Gaulle. Pour déposer ma valise en soute et obtenir ma carte d’embarquement, une queue remplie d’Asiatiques m’entoure. J’observe les gens, je me sens bien, je me dis que je retrouve des types personnalités que je connais bien (excentrique, timide, sérieux, rebelle, etc) et je fais le constat que vraiment, on n’est pas si différents les uns des autres, même avec nos cultures variées.

Puis je rentre dans l’avion qui m’emmène jusqu’à Fuzhou, en Chine. 11h30 de vol, un avion magnifique, très large (avec plusieurs rangées), des hôtesses de l’air en costume bleu clair et le visage recouvert d’une poudre blanche, et les voyageurs chinois, un peu bruyants, qui crachent quand ils mangent (c’est arrivé une fois), s’étirent les jambes et les bras par moment, se mettent à se lever d’un coup quand l’avion atterrit !

Dans l’avion, je peux écouter plein de musiques et regarder un tas de films ! Au début, je suis aux anges et je me fais une liste de tout ce que je veux voir. Mais au bout de 3h de vol, je commence à avoir des appréhensions (on se pose beaucoup de questions quand on reste 11h dans un avion, surtout quand on s’appelle Apolline !). Je suis angoissée par un éventuel crash. J’apprends alors une nouvelle méthode pour calmer mes angoisses : je m’imagine un bouclier protecteur autour de moi qui me protège de ces pensées stressantes et qui me ramène à mon corps et à ma force intérieure. Ça marche, alors tant mieux ! ^^

Rapidement au dehors, il fait complètement nuit. L’avion, en se dirigeant vers l’est, fait avancer le temps à vitesse grand V. J’essaie de dormir, mais n’y parviens pas. D’autant que toutes les 3h, on nous amène un repas ! (Moi qui croyais que je ne mangerais pas beaucoup !). Je regarde Alita et Interstellar, j’écris les pensées qui me viennent, j’écoute Ne-Yo et Mika.

Et puis 2h avant la fin du vol, je vois le soleil se lever. Il est 23h en France, et 6h du matin au Japon. Je pense à l’expression « pays du soleil levant ». J’écris sur une feuille : « Ce moment est incroyable, le temps prend une autre dimension. Cette nuit, pour la première fois de ma vie, il n’y a pas eu de nuit alors que je n’ai pas fait de nuit blanche ».

L’escale

On atterrit à Fuzhou, en Chine. Je suis crevée. Je passe plusieurs contrôles. On m’indique des endroits mais ce n’est pas clair. On m’accompagne, on me fait passer avant les autres. Je comprends que je suis à la bourre pour avoir mon prochain vol, prévu 1h plus tard.

Finalement, tout s’enchaîne, tout se passe bien même si je me sens vraiment comme une étrangère. Je monte dans l’avion pour Taipei. Sur l’écran d’affichage, il y a écrit « Final call ». C’était moins une !

Ce deuxième vol se passe très rapidement. C’est le moins qu’on puisse dire car je ne fais que dormir. Mon corps ne me pose même pas la question de savoir si je veux ou pas. Je traverse l’océan et j’atterris sur l’île, sans avoir pu la voir de haut (soit je dormais, soit on ne la voit pas en arrivant à Taipei).

Je suis à Taipei !!

Enfin, je suis à Taipei !! Je suis la dernière à sortir de l’avion. Je prends mon temps de bien tout organiser. Je sors et me préoccupe de deux choses : retrouver ma valise et échanger mes billets en dollars taïwanais.

Les fléchages ne sont pas simples, je demande beaucoup aux employés de m’aider. Heureusement, ils comprennent tous l’anglais. Après un nouveau contrôle de mon passeport (où je dois signer un document), je me dirige vers l’espace « luggage ». Les indications ne sont écrites qu’en caractère chinois. Je regarde sur les carrousels à bagages pour repérer une valise rouge et par miracle, je l’aperçois, sans avoir compris ce qui m’arrivait ^^

Je sens alors un grand soulagement en moi ! Je me pose quelques minutes. Puis je continue mon épopée : échange de monnaie, achat d’une carte de transport, train, métro. Du train grande vitesse qui va de l’aéroport à la gare principale de Taipei, il y a une vue sur l’extérieur. Je découvre un paysage tropical, montagneux. Des arbres qui me font penser à la jungle. Et puis par moment, une énorme industrie, ou des immenses bâtiments.

La ville me parait immense ! Je me crois à New York (même si je n’y suis jamais allée) !

Sur les quais du métro, il y a des traits pour montrer où on doit attendre et faire la queue :

Quand je sors enfin du métro, je suis toute excitée de découvrir enfin cette ville ! D’en faire partie de façon concrète.

Ce qui me frappe d’abord, c’est la chaleur. A l’aéroport, ils indiquaient 22°C, mais le ressenti, c’est 30-35°C ! Je transpire déjà depuis longtemps dans mon manteau d’hiver, mais là c’est le point culminant de sueur ! ^^

La deuxième chose qui me frappe, ce sont les énormes et immenses bâtiments.

Et la dernière chose qui me frappe, c’est le mélange entre moderne et ancien. Entre propre et vétuste. Donnant à la ville un aspect fantastique, un peu comme dans les films de science fiction à la Star Wars ou Alita. Peut-être que beaucoup de villes du monde sont comme ça en fait… 😀

Et après 15 minutes de marche avec mon sac à dos et ma grosse valise, j’arrive à mon auberge ! Je suis au 9e étage d’un bâtiment. Ma chambre est petite. J’ai une vue sur un bâtiment encore plus haut que le mien. Je ne me sens clairement pas chez moi, totalement dépaysée.

Je sens les larmes me venir car ce grand voyage a été quand même très éprouvant.

Mais je suis heureuse que tout se soit parfaitement goupillé ! J’installe un peu ma chambre, je fais des messages Whatsapp (le principal, c’est que j’ai du Wifi), je me couche pour deux heures de gros dodo, et je me réveille motivée, prête pour l’aventure !

A suivre…

Dès ce soir, je commence une visite d’appart et j’enchaîne avec 4 autres visites cette semaine. Et demain matin, je vais aller tester des cours de chinois dans une école. Yihaaa! 😀